30.03.2009
Message de Najat Belgacem
AG de Désirs d'Avenir: Message de Najat Belgacem
Bonjour à tous,
Quelques mots pour vous dire à mon tour mon grand regret de ne pas être à vos cotés demain à l'Assemblée générale de DA. Je serai retenue sur Lyon où j'organise, dans le cadre de mes fonctions d'adjointe à la Ville de Lyon, une journée de réflexion nationale sur la politique de la jeunesse en ces temps de crise, de diète et de commission Hirsch qui redécouvre soudain les vertus des emplois aidés... Gérard Nicolas représentera le Rhône avec le talent qu'on lui connait.
Si j'avais pu être à vos cotés, j'aurais sans doute commencé par vous expliquer mon positionnement auprès d'autres sur la composition des listes européennes au parti socialiste. Je sais bien que cela a pu troubler certains d'entre vous qui n'ont pas hésité à m'appeler. Je vous aurais dit mon malaise face à une méthode qui a fait la part belle aux états-majors, aux petits arrangements entre amis, sur un coin de table, dans le plus grand mépris des élus locaux qui font tout le boulot par ailleurs; mon malaise face à un Parti socialiste qui fait semblant de consulter les militants sur des pseudo-votes de « validation » où il n'y a rien à décider. Il me semblait impossible de laisser passer une telle méthode sans marquer le coup, ç'aurait été une trahison à l'égard de toutes les idées que nous avons défendues avec la motion E à Reims. C'est tout cela que j'ai voulu dire, et à quoi je veux rester fidèle, bien plus qu'une question de soutien à telle ou telle personne. Je suis d'autant plus à l'aise sur ce sujet que j'ai toujours dit qu'une fois le vote advenu, je serai la première à faire campagne pour nos candidats sans aucune réserve.
Je vous aurais sans doute dit un mot aussi de ma perception des courants puisque l'inévitable question est celle de leur survie. Dans le fond, je suis comme tout le monde, les courants, les motions, les alliances, les clubs, la pesée permanente des uns et des autres pour savoir qui représente quoi, je m'en fiche un peu. Je n'ai jamais jugé de la valeur d'un homme ou d'une femme politique au trébuchet de son appartenance à un courant, ou à la taille de ses troupes. Se retrouver derrière quelqu'un, l'aider, l'accompagner, lui être fidèle, lui permettre d'aller jusqu'au bout d'une ambition qu'on partage, ça oui, ça peut avoir du sens. C'est ce que je fais, c'est ce que DA fait, auprès de Ségolène Royal. A partir de là, il faut bien s'organiser, mais c'est tout. La seule solution pour que la démocratie vive dans ce parti, c'est la parole et le pouvoir aux militants mais si, et seulement si, ils sont suffisamment nombreux et représentatifs de la diversité française, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Si on regarde bien d'ailleurs, la fameuse motion E, était une motion anti-motion, anti-courant, qui proposait un autre fonctionnement pour le parti. Nous aurions voulu obtenir ce résultat de rénovation par les urnes, proprement : je crois que le résultat sera le même au final, mais par un processus de décomposition un peu plus lent, un peu plus douloureux. C'est tout. Reims a été l'apogée de tout ça : tout le monde a construit son courant, sa motion, son alliance pour battre le mouvement qui se structurait derrière Ségolène Royal. ça a marché, mais pour quelques mois. On verra bien que ça donnera, mais Ségolène Royal à mon avis n'est pas vraiment concernée par tout ça. Elle est un peu ailleurs, un peu au dessus de tout cela.
Pour moi, Ségolène, c'est l'opposante à Sarkozy que les Français écoutent : toutes ses déclarations le montrent, heureusement qu'elle est là à 100% de son temps pour faire ce travail pendant que d'autres, c'est une nécessité par ailleurs, font de la politique à un niveau qui intéresse moins les Français. Elle le fait à sa manière, complémentaire de ce que fait Martine Aubry, avec la légitimité qui est la sienne et que personne ne peut lui enlever : celle de l'ex candidate face à Sarkozy, qui a mené presque seule la bataille contre lui. En le faisant, elle est clairement DANS le Parti socialiste, et veut travailler avec sa direction. Mais elle excède le seul parti. Sa différence c'est sa vision et son ambition qui vont au-delà du seul Parti Socialiste ; elle l'a toujours dit, toujours assumé en particulier avec Désirs d'avenir.
Aujourd'hui, il y a ceux dont le rôle est de rassembler les socialistes et les mettre en ordre de marche, ils le font avec plus ou moins de succès. Et il y a Ségolène Royal qui peut aller au-delà, avec sa liberté, sa personnalité, ses idées, sa façon de faire les choses qui doit déjà convaincre au-delà, montrer chaque jour qu'une alternative à gauche est possible, en élargissant les frontières, en créant un espace des possibles capable de séduire une majorité de Français, quelle que soit leur famille politique aujourd'hui. C'est un rôle qui sert le PS, en l'ouvrant sur l'extérieur et en allant chercher des idées nouvelles, libéré peut-être des certaines « pesanteurs » internes qui ralentissent l'action, les réflexions, les propositions.
Reste pour ses partisans entrés à la direction du PS à y défendre une vraie différence: le fonctionnement du Parti. Nous admettons avoir perdu le Congrès : mais nous continuons à faire valoir nos idées sur plus de démocratie interne, plus de respect des militants, plus de débats et de dialogue, plus de nouveaux militants en espérant qu'à terme notre grande et belle idée d'une primaire pour la désignation des candidats à la présidentielle puisse l'emporter, c'est la condition de notre réussite. C'est la condition pour que les militants socialistes et plus généralement tous les sympathisants ne se fassent pas voler leur droit à choisir le candidat de la gauche à la prochaine élection presidentielle; C'est la condition enfin pour que ce ou cette candidate ne se retrouve pas comme en 2007 à faire campagne d'abord contre son propre camp. Ce combat là c'est le combat n° 1 de Désirs d'avenir.
Pour ma part, avec un beau secrétariat national consacré aux questions de societé, et donc aux valeurs qui la sous-tendent, j'escompte faire entendre ma propre voix: ni entrisme ni dissidence ni emprisonnement, je compte garder ma liberté et faire entrer un peu de l'esprit de Désirs d'avenir dans la direction qui en a tant besoin.
Je profite de ce message, moi qui intervient trop rarement dans ces échanges, mais qui les lit toujours avec appétit, pour remercier les animateurs de DA qui redonnent confiance dans la politique. Je n'ai pas encore trouvé d'espace dans lequel la discussion , les échanges et la construction soient mieux menés, c'est sans doute grâce au travail exceptionnel de médiation accompli tous les jours par Fabien Pierre Nicolas et Jean Pierre Mignard.
Segolène Royal nous a fait l'honneur avec Delphine Batho de nous désigner portes parole de ses positions, je conçois aussi ce rôle comme étant au service de Désirs d'avenir.
Amitiés à vous tous, Najat VALLAUD BELKACEM
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29.03.2009
VIDEO SEGOLENE
17:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2009
ZENITH
« Chronique d’une mort annoncée » …
Le zénith de Martine semble bien être un échec.. et oui, je l’avoue, en fait je n'en suis pas mécontente … ou plûtot, je m'y attendais...
Pauvre PS : unité de façade, unité de circonstance, juste pour barrer le chemin à la seule personne capable de le faire gagner et prospérer!
Tous nous savons que l'on ne construit rien de solide sur des non-dits, et de la haine refoulée...
Courte vue, ambitions dévorantes, ils font passer LEURS intérêts avant celui de la France et des Français.. ils préfèrent voir prospérer Sarko et son équipe.. ils préfèrent attendre que Sarko tombe tout seul !
( ...ça, ça ne devrait pas tarder, mais ce n'est pas au PS que cette chute profitera : ni au PS ni aux français!)
C'est désespérant, de voir ce qui se passe...
C'est désespérant de les voirs tous montrer le bout de leur nez, et lever le doigt en tapant du pied, pour dire : " moi, moi ! je veux être calife à la place du calife!"
Combien de candidats déjà déclarés? : Martine, Camba,Delanoë, hollande, Dsk, Fabius, Hamon, .... j'en oublie certainement !
Sarko peut trébucher, il aura tout le temps de se relever, tous les soutiens, sans être inquiété par un PS moribond, dévoré de l'intérieur, par les ambitions insensées de ses caciques aveuglés!
je suis dégoûtée !
Ségolène : au secours !
Sans toi, on est fichus !!
Clo, encore un peu PS , mais surtout DA !
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12.03.2009
Droit des femmes
Extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_de_la_loi_salique : Plusieurs siècles après Clovis, dans le courant du XIVe siècle, un article de ce code salique fut exhumé, isolé de son contexte, employé par les juristes de la dynastie royale des Valois pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France. À la fin de l'époque médiévale et à l'époque moderne, l'expression loi salique désigne donc les règles de succession au trône de France. Ces règles ont par ailleurs été imitées dans d'autres monarchies européennes. L'éviction des femmes du pouvoir par cette loi s'appuie sur un certain nombre de faux en écriture, de mensonges et d'omissions de l'Histoire, étudiés par l'historienne Éliane Viennot, qui montre aussi que cette éviction a suscité dès le XIIIe siècle des résistances et des conflits, dont les acteurs et les actrices restent encore pour la plupart absents des manuels scolaires.
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Extrait de l’hebdo des Socialistes du 7 mars 2009
Les grandes dates de la lutte pour les droits des femmes
1791 : Olympe de Gouges publie la “Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne” et réclame
l’extension aux femmes de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
21 avril 1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes en France, mais il ne sera utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales. Il n’est étendu aux “femmes de statut civil local” en Algérie française qu’en 1958.
1947 : Germaine Poinso-Chapuis (MRP) devient la première femme ministre (ministre de la Santé publique et de la famille).
1965 : Les maris perdent le droit de veto sur le travail de leurs épouses, qui peuvent avoir leur compte en banque.
28 décembre 1967 : La loi Neuwirth autorise la contraception, mais elle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.
17 janvier 1975 : Promulgation de la loi Veil. Elle dépénalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dans les dix premières semaines de grossesse. Elle est reconduite à titre définitif en 1979.
1982 : La loi Roudy instaure le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale.
1983 : La loi du 13 juillet institue l’égalité professionnelle des hommes et des femmes.
1989 : Catherine Trautmann (PS) devient la première femme maire d’une ville de plus de 100 000 habitants, à Strasbourg.
1991 : Édith Cresson (PS) devient la première et unique femme nommée Premier ministre.
1999 : La Constitution intègre le principe de parité…
2001 : Réforme de la loi de 1975 par Martine Aubry. Elle fait passer le délai de recours à l’IVG de dix à douze semaines et autorise les mineures à obtenir une IVG sans autorisation parentale, mais accompagnées d’un adulte de leur choix.
2007 : Après les élections législatives de 2007, la France figure au 58e rang mondial et au 13e rang en Europe pour la représentation des femmes au Parlement.
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Extrait de mes angoisses cosmiques
Citoyens, Citoyennes, combien de temps encore vous faudra-t-il pour rompre la loi salique en élisant enfin une femme à la présidence de la République française ? La sagesse des hommes est-elle si grande qu’il faille la préférer toujours à celle des femmes ?
Michel Trenchant
16:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Valeurs humaines
Voici la lettre ouverte que Philippe Lioret a fait parvenir au Monde, lundi 9 mars, suite à la critique de son film "welcome"par Eric Besson (nous sommes fiers que ce dernier ne soit plus au parti socialiste!)
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/03/10/de-simp...
Gérard
15:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2009
Démocratie interne et rénovation!
Ci-dessous le texte mis en ligne par Gérard Collomb, qui initie une pétition pour protester contre le déni de démocratie illustré par la constitution des listes pour les européennes.
Réagissez!
Gérard
" Les élections européennes : une chance pour la démocratie dans le Parti "
Les adhérents de notre Parti sont appelés à s’exprimer sur les listes aux élections européennes dans quelques jours.
S’exprimer : oui ! Mais ni choisir, ni décider !
Les listes qu’on nous présente ont été élaborées par quelques camarades de la direction, souvent juge et partie.
C’est cette méthode que nous voulons aujourd’hui dénoncer.
Nos désaccords portent sur des aspects essentiels qui nous semblent seuls, pouvoir fonder la légitimité de notre parti dans l’opinion publique et lui permettre d’être une force d’alternance au pouvoir actuel :
1 - Une absence de concertation réelle avec les territoires, leurs élus, leurs responsables. Il y a eu, certes, partout des réunions interrégionales où les vœux des fédérations ont été exprimés. Mais on n’en a tenu aucun compte !
2 - Un effarant mépris de toute considération européenne et de la place qu'occupent désormais les législations européennes dans nos législations nationales et la vie quotidienne des Français.
3 – Un choix des candidats sans analyse du bilan réel, du poids politique et de l'investissement européens des députés sortants, sacrifiant par là même nos possibilités d’influence au sein du Parlement. Et on ne peut que s’étonner que notre Président de délégation n’y ait pas été associé.
4 – Une composition des listes basées sur l’unique appréciation des dirigeants nationaux des courants sans que ces derniers n’aient aucunement pris l’avis de leur base.
5 – Un mépris total de l’implantation locale des candidats et de leur capacité à convaincre des électeurs quand la crise économique déboussole et peut conduire, soit vers d’autres choix politiques, soit vers l’abstention.
6 – Une rénovation renvoyée aux oubliettes, alors qu’elle a été au cœur des débats du congrès et qu’elle est indispensable pour nous permettre de gagner demain.
De tels arrangements pour la constitution des listes affaiblissent notre combat pour l’Europe, affaiblissent la gauche face à la droite, nous discréditent au sein de l’opinion publique.
Les signataires de ce texte, ont des parcours différents, appartiennent à des courants divers. Mais, ensemble, nous refusons des listes qui résultent d’une démarche totalement erronée, qui bafouent la démocratie dans notre parti, qui sont un défi au sens de la responsabilité, à l’engagement européen, au simple respect des militants qui font vivre notre parti au quotidien.
Voilà pourquoi si ces listes étaient maintenues en l’état, nous vous appelons à les rejeter, que ce rejet se manifeste par un vote contre ou le refus de participer à ce qui n’est qu’une parodie de démocratie !
Chers camarades, nous avons tous dit notre volonté de changer !
Le moment est venu de le faire !
14:09 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


