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05.07.2008
Toutes les contributions
En voici la liste :
1- Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France (F Hollande)
2- Clarté, Courage et créativité : Choisir maintenant, pour agir demain (B Delanoë)
3- Une vision pour espérer, une volonté pour transformer (M Aubry)
4- Debout la gauche ! (M Dolez)
5- Aux militants (G Gorce)
6- Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes (Utopia)
7- Reconstruire à gauche (L Fabius)
8- Combattre et proposer (S Royal)
9- Unité et refondation (s) ! (F Leveillé, GP Langevin, P Joseph, C Fiterman, etc)
10- Reconquêtes (B Hamon & H Emmanuelli)
11- Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste (JM Ayrault)
12- Besoin de gauche (SD & RM)
13- La ligne claire (G Collomb et JN Guérini)
14- Réinventer la gauche (JL Mélenchon)
15- Pour un socialisme du 21ème siècle en France (P Jacquemin)
16- Changer (MN Lienemann & P Quilès)
17- D’abord, redistribuer les richesses (A Vidalies)
18- Brèves de campagne (ML Lebranchu)
19- Pour un socialisme écologique (G Guibert)
20- Urgence sociale (P Larrouturou)
21- Et si le Parti restait socialiste (J Fleury)
Les lire :
Contributions socialistes.zip
source : http://expat-prague.com/leblog/?p=217
"Peut-être q'avec Ingrind, ca va s'arranger ?"

http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&a...
Les FARCS auraient touchés 20 millions ???
http://www.lalibre.be/actu/monde/article/432088/les-farc-...
Le premier chapitre du livre de Ségolène Royal
M IEUX COMPRENDRE POUR
MIEUX AGIR
Le contact : surtout ne jamais le perdre – J’apprécie profondément l’idée, la démarche généreuse et l’originalité de votre proposition, Alain Touraine. Vraiment, je suis touchée par la façon dont vous me décrivez en disant : « elle est apparue à des millions d’électeurs comme la figure de l’innovation, de l’ouverture et de la volonté d’agir ». Je voudrais vous dire avec quelle énergie j’ai voulu, en effet, faire bouger les lignes pendant cette période politique très intense. Ces réflexions croisées sur les mêmes sujets sont précieuses car elles interviennent à un moment où les Français se demandent, parfois désespérément, si la politique sert encore à quelque chose.
C’est pourquoi, comme vous le dites, Alain Touraine, la connaissance renouvelée du monde est si cruciale, ainsi que l’expérience personnelle, pour appuyer l’action. J’y ajouterai, si vous le permettez, les Français. Ces milliers et ces milliers de regards, de pensées, de corps, de mouvements, de paroles mais aussi ces contacts plus discrets, ces plaintes presque murmurées, les remerciements timides, qui font que j’aime tant la politique. Je sillonne la France depuis vingt-cinq ans de vie politique – conseillère auprès de François Mitterrand, parlementaire pendant vingt ans, ministre pendant six ans, présidente de Région, et bien sûr faisant campagne pour la présidentielle, mais aussi, pendant ces années les campagnes pour les autres. Avec toujours mon fil à plomb : la morale de l’action et le plaisir du contact populaire. Mieux comprendre pour mieux décider.
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Tout cela pour dire que pour la première fois, en vingt-cinq années de vie politique, j’ai rencontré, là, en 2008, lors de la campagne des municipales où j’ai soutenu de nombreux candidats, quelque chose d’inquiétant et de différent : partout cette impression que l’avenir nous file entre les doigts, partout la blessure de sentir que nous ne sommes plus maîtres de notre destinée.
« M’dame, je n’ai pas peur de l’avenir, j’ai peur de ne plus en avoir. » La phrase claque et laisse ceux qui l’entendent comme en suspens. Car tout est dit dans cet appel que m’a lancé un jeune d’une vingtaine d’années. Je crois aujourd’hui la crise bien plus profonde qu’on ne veut bien le dire. Les gens le sentent. Et la politique reste terriblement conformiste. Alors que
le monde qui vient devrait être empoigné et modelé de toutes nos forces en un monde vraiment meilleur.
Souvenons-nous du « monde d’hier » de Stefan Zweig où l’auteur décrit l’incroyable confort matériel, moral et intellectuel des milieux littéraires, politiques et artistiques européens à la veille de la seconde Guerre mondiale qui allait déchirer l’Europe. La raison de mon engagement politique est là : est-il possible que nous soyons aussi aveugles que nos aînés face aux signaux que l’on reçoit du monde ? Crise alimentaire, pandémies, choc climatique, OGM, pollutions marine ou terrestre, déplacements de populations...
Et pourtant nos comportements prédateurs changent si peu, notre indifférence au gouffre entre quelques pays riches et le reste du monde nous reviendra en boomerang, nos certitudes d’Occidentaux alors que le monde devient multipolaire nous aveuglent.
Faire avec vous, Alain Touraine, un bout de chemin de la connaissance est à la fois passionnant et rigoureux parce que vous portez cette exigence qui empêche les facilités du commentaire politique habituel. Mais à quoi bon réfléchir, si c’est pour ne prendre aucun risque ! C’est pour avoir manqué d’attention sur l’évolution de la société que la gauche n’a pas su remettre en cause certains de ses dogmes.
Ce livre n’est pas polémique et, vous le dites, c’est un livre ouvert, ouvert à toutes les réflexions, ouverts à tous les prolongements.
Vous êtes le sociologue qui a inspiré à toute une génération une vision plus dynamique du rôle des acteurs sociaux et individuels. Une génération de chercheurs, mais aussi une génération de militants. Vous avez conçu un lien entre votre travail de sociologue et votre participation au débat public, entre vos enquêtes de terrain et votre engagement citoyen. Vous avez été au cœur des débats entre la première et la deuxième gauche. Je ressens aujourd’hui la nécessité de dépasser ces clivages. Mais, au-delà de tout, vous êtes pour moi le sociologue de la société perçue comme sujet vivant.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai répondu à votre amicale sollicitation.
Mais commençons par l’individu puisque vous choisissez dès l’ouverture de poser la question de la place de l’individu, cette donnée fondamentale et ambivalente d’aujourd’hui. L’émergence de l’individu, le recul des communautés pour permettre l’autonomie des personnes, c’est toute l’histoire de nos sociétés modernes.
J’aime bien d’ailleurs la façon dont vous décrivez parfois avec des mots simples le nouvel individualisme : « de vivre, de protester, et de défendre la liberté pour soi et les autres ». Les sociétés traditionnelles soumettaient les individus à la communauté, à Dieu, au monarque, au chef de famille. La société industrielle intégrait l’individu à la classe sociale ou à la nation ? La révolution des années 60 et 70, que les sociologues appellent la « deuxième modernité », a rompu avec la logique de la société traditionnelle comme avec celle de la révolution industrielle. Les Lumières et le droit contemporain avaient préparé le terrain. C’est une longue histoire qui poursuit son chemin. Nous avons gagné le droit à l’épanouissement individuel – c’est heureux, mais nous avons aussi désormais le devoir de nous inventer chaque jour – c’est difficile. Dans ce mouvement qui a porté la victoire de l’idée individuelle et démocratique s’est aussi développé ce que Marcel Gauchet appelle « la démocratie contre elle-même», c’est-à-dire la difficulté à se gouverner collectivement, à avoir prise sur le destin collectif.
Le nouvel individualisme doit aider à l’invention de soi contre le repli sur soi – Ce sont les personnes elles-mêmes qui doivent maintenant donner sens à la leur propre vie. Ce n’est plus seulement la société, la classe sociale, la religion, les institutions ou la nation qui structurent la vie d’un individu. Celui-ci n’a plus un rôle social unique, défini par une entreprise ou une institution tout au long de sa vie ; il doit, de façon de plus en plus fréquente, changer de rôle. Dans sa vie professionnelle et dans sa vie personnelle. Le philosophe allemand Peter Sloterdijk évoque ainsi le passage d’une société des appartenances à une société des options. Cette « invention de soi » est certes une liberté, mais une liberté lourde à porter qui peut conduire à une certaine fatigue, à un repli sur soi et au chacun pour soi. Enfin cette liberté de s’inventer, de se construire, n’est absolument pas la même pour tous dans la société : elle est distribuée de façon profondément inégale, selon le milieu social d’origine, le niveau d’éducation, la nature et le nombre des relations sociales, le handicap, le genre ou la couleur de peau.
La fatigue d’être soi peut aboutir à la nostalgie d’un ordre social traditionnel et génère ainsi une nouvelle demande de normes sociales, que l’on ne peut ni ignorer, ni mépriser. Plus on est libre de faire ce que l’on veut, plus les repères sont indispensables. C’est pourquoi je tiens l’ordre juste qui se conjugue avec le désir d’avenir de chacun et avec le progrès pour tous, comme les trois piliers d’un projet cohérent. C’est le désordre social, économique et écologique qui est aujourd’hui oppressif ; les règles concernant les droits et les devoirs de chacun doivent être reposées.
La plus dure des inégalités dans notre société réside entre celles et ceux qui ont la possibilité de construire leur vie ou qui même malgré les difficultés ont encore la main sur leur destin et une certaine maîtrise de leur devenir, et ceux qui ont perdu la main – qui ne se sentent plus sujets de leur existence. Cela ne concerne pas que les « exclus », mais des pans entiers et grandissants des milieux populaires et des classes moyennes qui se croyaient à l’abri et qui maintenant se demandent quel sort on réserve à leurs enfants.
Le socialisme écrase-t-il l’individu ? Le mot est-il trop marqué par la confusion avec les régimes communistes de l’ancienne Europe de l’Est ? A nous de lui donner sa vraie valeur.
L’épanouissement de l’individu est au cœur et à l’origine de la pensée socialiste. Jean Jaurès l’affirmait avec force : « Pour les socialistes, la valeur de toute institution est relative à l’individu humain. C’est l’individu humain, affirmant sa volonté de se libérer, de vivre, de grandir, qui donne désormais vertu et vie aux institutions et aux idées. C’est l’individu humain qui est la mesure de toute chose, de la patrie, de la famille, de la propriété, de l’humanité, de Dieu. Voilà la logique de l’idée révolutionnaire. Voilà le socialisme. » Le projet que Jean Jaurès assigne au socialisme est donc d’œuvrer à la création de garanties collectives en faveur de la réussite et de l’épanouissement individuel de chacun. Le socialisme n’a jamais eu d’autre projet que de rendre autonomes les individus, de leur offrir à tous des chances égales de réaliser leurs aspirations. C’est son dévoiement qui a eu d’autres effets.
On est surpris en relisant ce texte de Jean Jaurès et on aurait le même étonnement en relisant le discours de Léon Blum en 1946, qui va très exactement dans le même sens. On est surpris parce que l’idée est tellement ancrée que la gauche, c’est le primat du collectif sur l’individuel, de l’égalitarisme sur la liberté que l’on en vient à oublier qu’il faut aussi savoir être ensemble pour que chacun puisse devenir unique.
A cela, il y a plusieurs raisons. Le dévoiement du socialisme qui promettait un « homme nouveau » a conduit au Goulag et à la pauvreté dans les pays du « communisme réel » ; cette tragédie pèse dans les esprits et la droite a longtemps exploité cet amalgame (les « socialo-communistes »). Mais il y a une autre raison à cette distance entre la gauche et l’individu, qui intéresse directement le socialisme démocratique dont nous sommes les continuateurs.
La pensée libérale porte en effet de longue date une conception d’un « individu autonome » dans laquelle la gauche ne se reconnaît pas. Le grand mythe de la droite libérale sur l’individu, c’est de penser qu’il se construit seul, qu’il peut réussir tout seul. Au bout de cette logique, il y a l’idée qu’il y a des gagnants et des perdants qui sont responsables de leur réussite et de leur échec. Cette conception de la réussite sociale conduit à les expliquer par « le mérite » et « l’effort » en oubliant ce que toute réussite personnelle doit aussi à l’environnement social et familial. D’où une politique conçue d’abord pour récompenser les gagnants – les chanceux et les bien nés. L’objectif est de justifier les inégalités. On en arrive ainsi à une société du mépris, de l’égoïsme et de la reproduction sociale, et qui sait, à une sorte d’eugénisme social. Car il s’agit aussi de protéger les castes de la promotion sociale de «ceux d’en bas ».
La conception libérale traditionnelle est une fiction : un individu, en effet, n’existe et ne se construit jamais seul. Un individu est d’abord un être social, il subit ou bénéficie des pesanteurs sociales et familiales. Chacun le sait : le capital culturel, le niveau de formation, et son capital social– ses relations, jouent un rôle central dans son destin.
L’individualisme de droite est donc fondé sur une erreur de perspective. De ce fait, il est aussi restrictif : l’épanouissement de l’individu est réduit à la poursuite de son intérêt personnel, dont la traduction ultime sera sa réussite matérielle et financière. La gauche n’est pas égalitariste, mais elle ne peut se satisfaire d’une telle définition de la finalité de l’homme et de la société. Une société qui érige le matérialisme en critère principal, voire unique, de la réussite et de l’épanouissement court à sa perte. C’est une machine à frustrations, source d’un malaise individuel et social grave.
La méfiance et l’hostilité de la gauche à l’égard de la notion d’individu viennent de là, d’où une confusion entre individualisme et égoïsme. Dans une économie de marché et une société d’hyperconsommation qui encouragent et entretiennent la compétition et le besoin d’argent, cette fiction est malheureusement parfois efficace : elle trouve des points d’appui dans les aspirations de chacun. La gauche ne doit surtout pas nier le mérite et l’effort, elle doit même les soutenir et les reconnaître, mais elle se bat pour rappeler que les garanties collectives, la sécurité sociale et personnelle, conditionnent pour certains l’initiative individuelle. Bâtissons toutes les fondations de la réussite de chacun. Les analyses de l’élection présidentielle ont souligné que, lors de la campagne, la droite avait fait écho aux aspirations individuelles des Français, dans une partie des classes moyennes ou des milieux populaires : gagner plus et devenir propriétaire. « Gagner plus, devenir propriétaire » sont des aspirations légitimes. Aujourd’hui, ceux qui ont cru à ces promesses déchantent cruellement car aucun de ces deux objectifs n’a reçu le commencement d’une réalisation.
Cet échec de la droite ne nous dispense pas d’une réflexion approfondie sur la façon dont la gauche peut et doit répondre aux aspirations individuelles qui caractérisent aujourd’hui notre société. En reconnaissant et en valorisant les formes les plus variées des compétences, en permettant ainsi une plus juste reconnaissance des talents et une mobilité sociale plus forte.
"Si la gauche veut des idées", Ségolène Royal, Alain Touraine. Ed. Grasset, 320p, 20€
JURA : CONTRIBUTION THEMATIQUE COMPRENDRE VOULOIR AGIR
CONTRIBUTION THEMATIQUE COMPRENDRE VOULOIR AGIR.doc
Pour signer la contribution JURA passer un mail avec vos coordonnées à :jphuelin@voila.fr
Liste des 6 premiers signataires :
- Françoise Mesnard, membre du Conseil National, vice-présidente de la région Poitou-Charentes
- Patrick Viverge, Conseiller général de Dole, président du groupe de gauche au Conseil Général du Jura
- Mickaël Vallet, maire de Marennes, Président du Pays Marennes-Oléron (Charente-Maritime)
- Gaël Brustier, section de Gueugnon (Saône-et-Loire)
- Jean-Philippe Huelin, section de Lons-le-Saunier (Jura)
- Didier Mludek, section de Tavaux (Jura)
04.07.2008
21 contributions ont été déposées pour le congrès de Reims
PARTI SOCIALISTE
PS : 21 contributions ont été déposées pour le congrès de Reims
NOUVELOBS.COM | 03.07.2008 | 12:54
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Le conseil national du Parti socialiste a clos mercredi soir la première phase de la préparation du congrès. Les 21 contributions se distinguent peu sur les idées.
Bertrand Delanoë, Martine Aubry et François Hollande, lors de la convention nationale du PS, le 14 juin à Paris
Bertrand Delanoë, Martine Aubry et François Hollande, lors de la convention nationale du PS, le 14 juin à Paris
(c) Reuters
Pluie de contributions pour le congrès du PS. Pas moins de 21 textes ont été enregistrés mercredi par le conseil national du parti réuni dans un hôtel parisien pour clore la première étape de préparation du rendez-vous du 14 au 16 novembre à Reims.
Ces 21 contributions, qui se distinguent peu sur les idées, ne sont que le premier round de la bataille du congrès. L'essentiel se jouera à partir de septembre, au moment du dépôt des motions, soumises au vote des militants.
Mardi soir, les candidats à la succession de François Hollande ont donc fait un premier tour de piste sans grande conséquence, en cinq minutes chacun et dans le brouhaha.
Listes de signataires
Bertrand Delanoë -premier au tirage au sort- et Martine Aubry ont présenté eux-mêmes leur texte. Ségolène Royal, en déplacement au Québec pour les festivités du 400e anniversaire, s'est fait représenter par Najat Vallaud-Belkacem, qui a lu un message personnel de la finaliste de l'élection présidentielle de 2007. Président du conseil national, Gérard Collomb l'a félicitée pour sa concision: "tu as battu Bertrand!".
Les deux principaux camps, ceux de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, ont montré leurs muscles en alignant les listes de signataires. La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a réuni 5.000 signatures en quatre jours, selon son entourage. Celui du maire de Paris en revendique "plus de 1.100", dont 38 maires de villes de plus de 20.000 habitants, sept responsables de fédération départementale, 25 députés, 16 sénateurs et 10 députés européens.
Ambitions présidentielles
Tous ont affiché leur volonté de privilégier le débat d'idées sur le choc des ambitions présidentielles. "Ne nous faisons pas de fausses querelles", a lancé Martine Aubry, figure de proue des "reconstructeurs" de ceux qui refusent l'affrontement annoncé Royal-Delanoë. "Le moment n'est pas venu", a renchéri Pierre Moscovici. La désignation du candidat à la présidentielle "n'est pas en 2008, c'est en 2011".
"Les militants ont envie du débat, ils n'ont pas envie du combat", a fait valoir le maire de Lyon Gérard Collomb, auteur de la contribution "la ligne claire" avec plusieurs barons régionaux dont le marseillais Jean-Noël Guérini (> Lire son forum sur nouvelobs.com).
"Fébrilité"
Rares ont été ceux qui ont abordé les sujets qui fâchent, comme les alliances. Bertrand Delanoë a profité de l'absence de Ségolène Royal pour tacler sa rivale, favorable à une ouverture au centre. Les alliances du PS peuvent aller "jusqu'au centre-gauche, mais certainement pas avec ceux qui se disent à la fois de droite et de gauche", a lâché le maire de Paris.
Beaucoup ont déploré le nombre de contributions, 21, soit trois de plus que les 18 textes rédigés à ce stade pour le précédent congrès du Mans en 2005. Le reconstructeur Jean-Christophe Cambadélis a vu dans cette "multiplication des petits pains" la "marque d'une certaine fébrilité" à l'intérieur du parti.
Dans son rôle de Premier secrétaire sortant, François Hollande, qui a déposé sa propre contribution, a appelé au rassemblement. "C'est normal qu'il y ait de multiples fleurs qui s'épanouissent, mais au bout d'un moment, il faut qu'il y en ait un qui rassemble le bouquet", a-t-il glissé.
Le Premier secrétaire a posé trois conditions pour une victoire du PS en 2012, après trois élections présidentielles perdues: "gagner la bataille des idées" face à "l'offensive idéologique" de la droite, "aller à l'essentiel" en répondant aux trois questions que se posent les Français -croissance, répartition des richesses et crise énergétique, et redonner une "cohérence" à la gauche. "La droite est unie autour d'un chef, d'un parti et d'une philosophie. La gauche n'est pas unie", a déploré François Hollande.
Aucun favori ne se dégage
Les socialistes sont au moins d'accord sur une chose: après ce premier round, aucun favori ne se dégage. "La bande annonce ne déçoit pas", s'est amusé le chef de file du Nouveau parti socialiste (NPS) Benoît Hamon. "On a un casting alléchant de vieux briscards, d'étoiles montantes et confirmées et une intrigue complexe mise en scène par un réalisateur-expert". (avec AP)
03.07.2008
CONTRIBUTION THEMATIQUE COMPRENDRE VOULOIR AGIR Jura
CONTRIBUTION THEMATIQUE COMPRENDRE VOULOIR AGIR.doc
Pour signer la contribution JURA passer un mail avec vos coordonnées à :jphuelin@voila.fr
LIBRE Ingrind Le général explique l'opération
Reste a liberer des centaines de prisonniers en Colombie et dans le monde entier LA LIBERTE EST UNIVERSELLE, LA PAIX dans ce monde doit regner, en finir avec ses guerres absurde et inutile.
02.07.2008
vidéo contribution congrès Ségolène Royal
01.07.2008
Sarkozy remonté contre France3
Ça va changer là, ça va changer...!
DR ¦ Nicolas Sarkozy s'énerve sur un technicien son sur le plateau de France 3.
A la télévision, les plus belles séquences ont parfois lieu hors antenne. Si l'interview de Nicolas Sarkozy au journal de France 3 lundi soir était très cordiale, une séquence vidéo filmée avant la prise d'antenne illustre mieux que tout la tension qui règne entre les salariés du service public et le Président.
Le site «Rue 89» a récupéré les 7 minutes de bande avant l'intervention de Nicolas Sarkozy en direct. On y voit le Président en train de se préparer et de se maquiller. Un technicien son ne prend pas la peine de lui dire «bonjour».
«Ça va changer là, ça va changer...»
La réplique de Sarkozy fuse, cinglante: «Quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent “bonjour” quand même. Ou alors on n'est pas sur le service public. On est chez les manifestants, c'est autre chose. C'est incroyable et grave [...] Ça va changer là, ça va changer...»
Cette vidéo (une fuite instrumentalisée?) arrive opportunément pour les opposants à la réforme de l'audiovisuel public qui devraient y voir une preuve de la reprise en main de la télévision publique par l'exécutif. Les syndicats de l'audiovisuel public avaient accueilli lundi le chef de l'Etat avec des banderoles et des slogans hostiles (voir la vidéo).
Petit débat autour de la «placardisation» de Gérard Leclerc
Dans la séquence, en attendant le direct, le Président de la République en profite également pour plaisanter sur la «placardisation» du journaliste Gérard Leclerc qui participe à son interview. «Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne», puis à l'adresse du journaliste: «T'es resté combien de temps au placard?».
Gérard Leclerc ne se démonte pas et répond au Président: «Non, non, j'ai fait des choses, je me suis occupé». Nicolas Sarkozy conclut la séquence émotion en précisant à son auditoire: «J'avais protesté quand on l'avait mis au placard». Voilà Gérard Leclerc rassuré.
«Il faut virer la direction de France 3!»
Il y a quelques mois, Rachida Dati avait connu pareil sort, quand une vidéo d'une discussion «off» entre elle et la journaliste Roselyne Febvre était apparue sur Internet.
Cette vidéo rappelle aussi une anecdote de campagne rapportée par «Le Canard enchaîné» en mars 2007. Dans les coulisses de l'émission «France Europe Express» sur France 3, agacé de devoir attendre debout, Nicolas Sarkozy s'était alors emporté: «Il faut virer la direction de France 3! Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder!», si l'on en croit les propos rapportés par le journal satirique.
Vous êtes nombreux à vous scandaliser de l'attitude de Nicolas Sarkozy. Ainsi, Shalimar58 lance, «ça fait plaisir de voir "notre" président égal à lui-même toujours aussi méprisant vis-à-vis des travailleurs!» Gilles75013 continue ainsi: «Après avoir placé fiston, la belle sœur, et j'en passe, après avoir obéi à Bouygues, le parrain de son dernier fils, en plombant France 2 au profit de TF1, il faudrait qu'on lui fasse des courbettes?» Et machpro de se demander: «Qui a dit "casses-toi, pauvre con", un journaliste de France3?»
La remise en cause de l'indépendance des journalistes vous touche aussi. Fredalo lance ainsi: «Le rappel fait à Leclerc est écoeurant, n'est-ce pas lourd de sous-entendus cette petite assertion du président? Cela peut aussi signifier: "attention à tes questions, le placard est toujours ouvert".»
Quelques-uns défendent cependant le Président, com fsup92: «Il faut tout de même qu'ils se rappellent que le président est leur patron! Envoie balader ton patron dans le privé, je ne suis pas sûr qu'il apprécie. Et si t'es pas content de ton boulot ou de ton entreprise, démissionne!»
Ccomp aussi relativise: «L'article est un peu exagéré. On parle d'énervement. J'ai vu la vidéo. Il dit bonjour à une personne qui ne lui répond pas. Il fait une remarque ferme, mais sans s'énerver. Il parle calmement. Personnellement, je lui donne raison. Il remet un technicien à sa place. Lorsqu'on salue une personne, il est de bonne politesse de répondre. Cela s'appelle être bien élevé.










