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14.06.2008

Lettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Lettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.

Evo Morales Ayma

Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)

13.06.2008

INVITATION Ségolène ROYAL Présentation de notre contribution Congrès Utile et Serein

INVITATION


Chère amie, cher ami,

Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à

Une grande réunion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"



à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème

Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93



Cette contribution, c'est d'abord la votre car vous l'avez construite

à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.

Et cette contribution, c'est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste

d'avoir un congrès qui soit utile aux Français.


Venez donc nombreux et invitez largement l'ensemble nos camarades socialistes !

jeu de massacre au ps,

grand meeting fin juin

2b3444c0-386b-11dd-920d-ec47f9b63604.jpgSégolène Royal lors d'une réunion avec ses partisans à Marmande, le 7 juin.
L'ex-candidate PS à la présidentielle organisera son premier grand meeting fin juin pour présenter ses idées dans la perspective du conquérir la direction du PS.

Le 28 juin a toutes les chances de marquer le début de la campagne interne pour la succession de François Hollande à la tête du PS. Ce samedi du début de l'été, Ségolène Royal va en effet réunir ses troupes et tenir son premier meeting pour présenter la synthèse de la consultation participative qu'elle a lancé voici quelques mois.

C'est le député européen Vincent Peillon, l'un de ses fidèles, qui a fait l'annonce de cette réunion, jeudi matin sur LCI. Au programme : une présentation «devant plusieurs milliers de personnes» des orientations de Royal «pour le congrès socialiste mais aussi pour la France». Le message, en transparence, semble limpide : Répliquer aux «rénovateurs», qui ne veulent pas d'un présidentiable à la tête du PS, en démontrant qu'au contraire, c'est la bonne stratégie à adopter.

Qui sera présent à ce meeting ? «tous ceux qui ont participé» à la consultation lancée par Ségolène Royal en vue du congrès, explique Vincent Peillon. «C'est-à-dire des milliers de personnes, mais aussi des intellectuels, des artistes, des grands élus, des militants». Autre message, à Bertrand Delanoë, cette fois : la présidente de la région Poitou-Charentes reste sur sa ligne de démocratie participative et d'implication de «la base» là où le maire de Paris choisit la voie plus classique de présenter ses idées.

La figure tutélaire de Mitterrand

Et Vincent Peillon de souhaiter que le futur congrès de Reims, en novembre, soit «réellement un congrès de refondation, de la nature du congrès d'Epinay». C'est dans cette ville qu'en 1971, un certain François Mitterrand avait pris la tête d'un PS auquel il venait d'adhérer, en prônant l'Union de la gauche. Une référence, encore une fois, à la figure tutélaire des socialistes, dont Royal n'a eu de cesse de se réclamer.

L'héritage de François Hollande, en revanche, n'est pas revendiqué par les pro-Royal. Vincent Peillon a ainsi fustigé «le jeu de fléchettes» auquel se livrent les socialistes entre eux, «ce jeu de massacre» que «les Français trouvent pitoyable» et devant lequel «la droite ricane».

Et l'eurodéputé de désigner un coupable : L'actuel premier secrétaire, «premier responsable d'un jeu qui dure depuis des années et qui consiste en permanence à ne pas valoriser ses propres amis, à les dresser les uns contre les autres pour finir dans des conglomérats mous où nous n'avons pas parlé d'idées».

La stratégie de Ségolène Royal semble désormais se dessiner : appel aux militants plutôt qu'aux éléphants, pour démontrer qu'elle «n'est pas une femme seule» et référence à l'aventure de Mitterrand, premier secrétaire du PS élu à la présidence.

Quant aux adversaires de la présidente de région, ils ne seront pas la cible de ses attaques pour l'instant. Vincent Peillon a en effet précisé que Bertrand Delanoë n'était pas, «pour l'instant» dans «les arrangements et la manipulation». Ce qui n'est pas le cas de la championne des «rénovateurs», Martine Aubry, à qui l'eurodéputé conseille de «ne pas tomber dans ce piège».

11.06.2008

Segolene royal recoit les blogeurs


Segolene royal recoit les blogeurs #1
envoyé par dagrouik
J'ai donc questionné Ségolène Royal sur le Parti Socialiste ankylosé et le besoin de consultation des militants. Elle n'y va pas par quatre chemins : ça doit se faire par Internet sur le modèle de DA, au niveau du PS quitte à installer des cafés internet dans les sections et à faire de la formation .
Pour elle le congrès est un bel exemple de non consultation des militants, tout à été décidé d'en haut. Si elle avait en situation, les militants auraient été consultés sur le calendrier du congrès, dont personne ne comprend rien, ce sont des techniques interne du parti, avec des contributions, des motions (...) des conditions pour adhérer, des dates limites. Moi je considère qu'un parti politique qui ne travaille pas en toute transparence, avec des règles qui sont non seulement comprises par ses adhérents mais aussi ses électeurs... est à coté de son époque.
C'est donc pour ça qu'elle a ouvert le site CU&S pour consulter les internautes, mais c'est un outil limité qui ne s'adresse pas à toute la population ... mais à des personnes qui maîtrisent l'outil (...) malgré tout j'ai conscience aussi qu'en faisant ça je m'adresse à une petite partie de la population. Je pense que pour tout le monde puisse venir sur Internet, que le parti socialiste devrait - je le dis d'ailleurs aux comités désirs d'avenir - faire des cafés internet , c'est à dire mettre à disposition des ordinateurs dans les fédérations (...) et ce qui ne savent pas se servir d'internet ce sera une bonne occasion de leur apprendre. Finalement de faire des réseaux de citoyens où on s'entraide (...) il y aura un accès gratuit à internet dans les fédérations, dans les sections ... ou les particuliers . Comme autrefois dans les villages où il n'y avait qu'un seul téléphone.
Elle en profite alors pour rappeler que la région PC à fourni des ordinateurs aux petites communes à condition que tout le monde puisse y accéder... ça permettra un mouvement citoyen. Elle fait le lien avec la démarche participative et les critiques entendues pendant la campagne. Rappelle que 8000 adhérents ont payé leur cotisation à DA ( ce n'est donc pas un parti en dehors du Parti, et il y a des sympathisants qui ne payent pas...) et que tout fonctionne encore en réseau.
Elle a donc répondu à 4 ou 5 questions en une seule, avec des mots simples. C'est ça qui déconcerte les uns et exaspère les autres qui pensent qu'elle ne parle pas à leur intelligence pour cause de vocabulaire pas assez complexe. Pour elle le PS doit fonctionner en réseau, utiliser internet pour consulter régulièrement ses militants et débattre, et faire de la formation à ses militants qui ne maîtrisent pas l'outil et créer des réseaux citoyens. Elle aborde le fond, et rajoute la méthode. Nous devons faire de la e-démocratie dans le PS.
Vous pourrez lire le compte rendu de Maxime Pisano qui a questionné Ségolène sur les collectivités locales , je vais découper la question et la réponse car elle comporte de nombreux éléments intéressants. Cela fera l'objet d'un prochain billet. De même Eric d'Equilibre Précaire à questionné SR au sujet de la précarité, elle a répondu en parlant de la sécurité professionnelle. Vaste sujet. Je citerai les autres dans ce prochain billet. Mais je vous le dit c'est un sacré boulot et c'est intéressant.
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sarkophage

Ils vont se "marier"

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Ils vont se "marier" pour faire échec à Ségolène ....? C'est de ce sujet qu'il est question ! Rien d'autre ne serait plus important
en ce moment ??
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«Bertrand est un ami. Nous avons, je crois, l'essentiel en commun», a assuré Martine Aubry la semaine dernière. «Sur le fond, je suis d'accord avec les idées de Martine», a répondu Delanoë. Crédits photo : AFP
Les maires de Paris et de Lille se disent proches sur le fond, mais ne parlent pas encore d'un ticket commun.

En cette période de préparation du congrès de Reims, les échanges d'amabilités ne sont pas légion au Parti socialiste. Ils sont suffisamment rares en tout cas pour être aussitôt suspectés de masquer des arrière-pensées. Ainsi de ce dialogue à distance entre Martine Aubry et Bertrand Delanoë. «Bertrand est un ami. Nous avons, je crois, l'essentiel en commun», a assuré la première la semaine dernière. «Sur le fond, je suis d'accord avec les idées de Martine», a répondu le second peu après. Les prémices d'un rapprochement entre les maires de Paris et de Lille pour faire barrage à Ségolène Royal ? Pour s'emparer du parti dans la foulée ?

Dans un camp comme dans l'autre, on assure que rien de tel n'est envisageable, du moins avant la commission des résolutions, cette nuit, où les dépositaires de motions tenteront de s'accorder sur une ligne commune pour emporter la majorité. «J'espère que cela se produira, indique toutefois Élisabeth Guigou, qui s'est engagée au côté de Bertrand Delanoë. Auparavant, chacun va être sur sa contribution mais après, rien n'est exclu.» Du côté du pôle des reconstructeurs, dont Martine Aubry pourrait prendre la tête, Claude Bartolone est plus prudent sur un éventuel rapprochement avec Bertrand Delanoë. «Aucun des deux n'a envie que leur relation dégénère car cela ferait le jeu de Ségolène Royal», explique l'artisan du rapprochement entre fabiusiens et strausskahniens. Et lui aussi de renvoyer à la commission des résolutions l'hypothèse d'un rapprochement Delanoë-Aubry.

Royal ne s'inquiète pas

À l'approche du congrès, certains au PS redoutent la multiplication des manœuvres, à l'instar de Gaëtan Gorce. Mardi soir, lors du bureau national du Parti socialiste, il a lancé une virulente mise en garde. «On est saisi d'effroi quand on réalise que tout cela va encore durer pendant près de six mois et que les débouchés prévisibles seront soit un affrontement sans issue, soit un arrangement sans contenu. Il faut en sortir et en sortir vite !», a assuré le député de la Nièvre. «Pour déjouer les manœuvres de congrès et les arrangements d'appareil», il a proposé, avec Manuel Valls et le délégué national du parti aux questions stratégiques, Louis Gautier, «de voter, le même jour et en même temps, pour les motions et pour notre premier secrétaire». La meilleure manière, selon eux, d'éviter que le congrès de Reims ne débouche sur un clash, comme à Rennes en 1990, ou sur une synthèse molle, comme au Mans en 2005.

La perspective d'un rapprochement Aubry-Delanoë n'inquiète pas l'équipe de Ségolène Royal. «De toute façon, le front anti-Royal est déjà clairement constitué au sein du parti, note Jean-Louis Bianco, son conseiller politique. Il y a sûrement là-dedans une part de tactique mais tout cela devra se vérifier sur les textes. Et je suis persuadé que les militants feront leur jugement avec une liberté beaucoup plus grande que ce que peut imaginer l'appareil du parti.» Pour Ségolène Royal, il s'agit d'entrer dans le congrès en s'appuyant avant tout sur les militants, de la même manière qu'elle avait conquis l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007. La base du parti, le terrain et les militants contre la Rue de Solferino, l'appareil et les cadres, voilà l'affrontement qui se dessine pour le congrès de Reims.

Ségolène Royal pour une charte laïque dans les services publics



Une charte laïque dans la fonction publique serait très utile afin de ne pas laisser les agents démunis, sans règles applicables partout de façon homogène".

Elle a notamment évoqué des situations "inadmissibles" dans les hôpitaux, où certains hommes refusent que leurs épouses soient soignées par des hommes, invoquant des motifs religieux, ou encore dans les piscines municipales où des horaires sont aménagés pour éviter la mixité.

"Quand il y a des horaires aménagés dans les piscines, ça ne doit jamais être pour des critères religieux", a-t-elle martelé en dénonçant les municipalités, "y compris socialistes, qui ont cédé".

Mme Royal est également revenue sur les propos sur la religion tenus par Nicolas Sarkozy ces derniers mois et qui ont fait polémique.

"Le chef de l'Etat réécrit à sa manière l'histoire de notre laïcité. Ce ne sont pas des écarts de langage: ces propos expriment une conception révisionniste de la laïcité qui n'est pas acceptable".

Le débat public, qui a rassemblé lundi soir plus de 600 personnes, était organisé par Marianne dans le prolongement de l'appel "Pour une vigilance républicaine", lancé par l'hebdomadaire le 14 février et signé notamment par Mme Royal.

Dans cet appel, qui a recueilli les signatures de personnalités politiques très variées, le journal mettait notamment en cause la pratique du chef de l'Etat en matière de laïcité.

Source AFP Ségolène Royal a plaidé lundi à Rennes pour la mise en place d'une charte laïque dans les services publics, lors d'un débat organisé par l'hebdomadaire Marianne sur le thème " La laïcité à la française est-elle en danger ? ".

Une charte laïque dans la fonction publique serait très utile afin de ne pas laisser les agents démunis, sans règles applicables partout de façon homogène".

Elle a notamment évoqué des situations "inadmissibles" dans les hôpitaux, où certains hommes refusent que leurs épouses soient soignées par des hommes, invoquant des motifs religieux, ou encore dans les piscines municipales où des horaires sont aménagés pour éviter la mixité.

"Quand il y a des horaires aménagés dans les piscines, ça ne doit jamais être pour des critères religieux", a-t-elle martelé en dénonçant les municipalités, "y compris socialistes, qui ont cédé".

Mme Royal est également revenue sur les propos sur la religion tenus par Nicolas Sarkozy ces derniers mois et qui ont fait polémique.

"Le chef de l'Etat réécrit à sa manière l'histoire de notre laïcité. Ce ne sont pas des écarts de langage: ces propos expriment une conception révisionniste de la laïcité qui n'est pas acceptable".

Le débat public, qui a rassemblé lundi soir plus de 600 personnes, était organisé par Marianne dans le prolongement de l'appel "Pour une vigilance républicaine", lancé par l'hebdomadaire le 14 février et signé notamment par Mme Royal.

Dans cet appel, qui a recueilli les signatures de personnalités politiques très variées, le journal mettait notamment en cause la pratique du chef de l'Etat en matière de laïcité.

Source AFP

Tous solidaires avec les personnes handicapées




Les personnes handicapées ne se cachent plus. Au mois de mars, à Paris, 35 000 d'entre elles ont défilé en fauteuil roulant ou à pied pour exiger une vie décente. En France, quelque 4 millions d'individus refusent désormais d'être considérés comme des citoyens de seconde zone. Ils ne veulent plus de la charité et réclament simplement la même vie que tout le monde: ni meilleure ni pire. Dans la tradition d'engagement chère aux fondateurs du journal, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, L'Express a décidé de se battre à leurs côtés, en diffusant ce manifeste. Parce que la société doit encore changer et tordre le cou aux préjugés, nous réclamons:

Plus d'emplois
Une personne handicapée a 15 fois moins de chance d'obtenir un entretien d'embauche qu'une autre personne.

Un niveau de vie décent
35 % des personnes handicapées vivent actuellement sous le seuil de pauvreté (817 A mensuels).

L'éducation pour tous
15 000 enfants handicapés sont encore déscolarisés.

La liberté de se déplacer
173 000 établissements publics ne sont toujours pas accessibles aux personnes en fauteuil.

Suffisamment de structures spécialisées
Il manque 110 000 places pour accueillir les personnes handicapées en France.

Le droit à une vie affective et sexuelle
Les relations amoureuses des personnes handicapées sont le dernier tabou. Jusqu'à quand? Vous pouvez vous aussi signer ce manifeste en renseignant les champs ci-dessous. Attention à bien indiquer une adresse valable: un e-mail vous sera envoyé et il faudra cliquer sur le lien fourni pour confirmer votre engagement.

Pour voir la liste des premiers signataires, qui ont tenu à témoigner de leur solidarité avec les personnes handicapées: cliquez ici

Pour lire notre reportage sur la condition des personnes handicapées en France: cliquez ici.

Pour consulter la liste des internautes qui ont signé le manifeste :http://www.lexpress.fr/actualite/societe/manifeste_handic...

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