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07.06.2008
Message de Ségolène ROYAL
La victoire de Barack Obama
Je suis très heureuse du beau succès de Barak Obama à l'issue des élections primaires démocrates aux Etats-Unis et je tiens à lui adresser mes félicitations les plus chaleureuses. Dès le départ, avant même qu’il ne devienne favori, j’avais soutenu sa candidature Il a fait preuve de courage, de sincérité et d’honnêteté.Pour la gauche américaine, c'est un choix historique que de s’être trouvé un porteur d'espoir. Il a prouvé, durant des Primaires âprement disputées, qu'il incarnait pour son pays un formidable désir de changement et d'avenir. Barack Obama représente l’Amérique d’aujourd’hui et de demain, l’Amérique métissée. Les jeunes, de toutes origines, se sont mobilisés massivement en sa faveur. Quel plus beau symbole de l’espérance que peut représenter un politique de son rang ?
Aux États-Unis, le 4 février dernier, je me suis mêlée à la foule d'un de ses meetings à Boston et j'ai vu la ferveur que suscitait son message auprès d'Américains de tous âges et de toutes origines, fraternellement unis.
De tous les procès instruits contre lui, Barak Obama a su faire une force sans jamais se laisser aller à répondre aux coups bas. Sa campagne populaire et citoyenne, son envie de rassembler, sa capacité à faire bouger les lignes sans sectarisme, sa fermeté sur des valeurs fondamentales ont réconcilié avec la politique beaucoup de ceux qui s'en étaient détournés, à commencer par les plus jeunes.
A l'inverse de tant de responsables politiques qui se disent expérimentés, il a euun jugement lucide sur l'intervention américaine en Irak, et c'est, pour en finir avec les errements des années Bush, un atout de poids.
Je lui souhaite aujourd'hui de trouver, pour l'épauler dans la campagne qui s'ouvre, un Parti soudé à ses côtés. C'est une des conditions de la victoire.
Les 35 heures
J'estime que la droite a trahi la parole donnée aux partenaires sociaux, qui avaient signé un compromis historique. Pour se réformer de façon juste et durable, la France a besoin du dialogue social entre organisations représentatives, c'est-à-dire d'une vraie démocratie sociale. Aujourd’hui plus que jamais. Et c’est cette condition que le gouvernement vient de mettre à mal.
Le 10 avril dernier, la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont conclu un accord inédit sur les nouvelles règles du dialogue social en France. Pour démocratiser le dialogue social, les partenaires sociaux estiment que tout accord devrait être désormais signé par des syndicats représentants une majorité des salariés concernés. Symbole de ce compromis historique, la CGT et la CFDT avaient même accepté qu'un accord majoritaire assouplisse, à titre expérimental, les règles relatives aux contingents d'heures supplémentaires.
C'est cette avancée fondamentale de la démocratie sociale que la droite a piétiné en permettant à des organisations minoritaires d'assouplir les contingents d'heures supplémentaires fixés par la loi. Un sacrifice de l’intérêt général pour donner des gages à une droite aux abois. Au final, un formidable gâchis.
L’éducation et les annonces de Nicolas Sarkozy
Dans l'éducation, les coup durs sont déjà donnés. 11 000 postes supprimés en 2007/2008, 20 000 suppressions prévues pour l'année prochaine. La vraie « réforme » de l'éducation de Nicolas Sarkozy est à observer de ce côté-là, beaucoup plus que dans ses dernières annonces.
Les intentions et les promesses de réforme sont souvent floues et n'engagent que ceux qui y croient encore. « Imaginer un lycée beaucoup plus souple. » Pourquoi pas ? Mais qui peut nous dire comment le gouvernement va traduire ce vœu pieu en actes concrets ?
Sur la formation des enseignants, les annonces ont, pour une fois, été précises. Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont voulu supprimer les IUFM sans le dire explicitement, pour faire des économies. La formation des enseignants se ferait donc à l'université, tout simplement. Sans aucun enseignement qualifiant. L'inquiétude des professeurs et de ceux qui souhaitent le devenir est légitime.
Je continue de prétendre qu’une autre politique éducative est possible.
Les émeutes de la faim
La crise alimentaire dans le monde est sans précédent. Elle touche des centaines de millions personnes dans les pays les plus pauvres de la planète.
Les causes sont bien connues : hausse de la demande des grands pays émergents, développement de l'élevage au détriment des cultures, hausse du prix de l'énergie, accidents climatiques...
Les propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas à la hauteur du drame actuel et de la capacité d'initiative de la France : une meilleure coordination des organisations internationales, même si elle est indispensable, est nettement insuffisante.
Je rappelle que l'aide publique au développement a diminué depuis un an, repassant en dessous du seuil de 0, 5 % de la richesse nationale, cela sous les coups de butoir d’une politique étrangère incohérente et au mépris des engagements pris par la France il y a quelques années.
Il nous faut commencer par respecter nos engagements internationaux pour l'aide publique au développement, sous forme de subventions « cash » et non pas de simples annulations de dette.
Je propose aussi qu'on étudie un mécanisme de stabilisation des prix agricoles dans les pays pauvres, sous la responsabilité de la Banque mondiale. La crise actuelle nous montre que nous ne pourrons nous passer plus longtemps d'une politique agricole mondiale.
Ségolène Royal











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Commentaires
PLAIDOYER ET PROPOSITION
En éffet en homme de progrès,je ne peux que souscrire aux termes employés comme garantir à chacun l’accés au bien public collectif,manger.se loger,
s’éduquer,se former,se soigner,travailler,ou être utile aux autres,dès lors que l’on pourra garantir à chacun,d’abord en France,mais aussi à l’échelle
planétaire,ces fondements même de la dignité humaine,alors le socialisme aura réalisé un idéal pour reprendre une partie des termes employés par Mme Ségolène Royal dans sa lèttre reçu le 07 juin 08.
Dans la même logique et ayant depuis longtemps cette idée en tête avec bien d’autres bien enttendu est de proposer que cette proposition entre
bien en considération et ne soit pas traitée lègèrement ou voire ignorée qui est l’établissement d’un revenu minimum d’existence ou allocation universelle
ou revenu de base,garantis inconditionellement,de la naissance à la fin de sa vie,car la sécurité de recevoir un revenu est considéré comme un droit
humain,c’est pourquoi il est si important de légétimer politiquement cette allocation de revenu universel et d’en favoriser son avénement inéluctable
dans une perspective sociale nationale et européenne.
C’est un autre projet de société,c’est la question des revenus,les aides actuelles et le RMI sont à bout de souffle et constituent une insulte à la dignité
humaine,réfléchissons donc à l’octroi d’une aide dans le respect de la citoyenneté et son appartenance à la société.,avant un travail.pendant un travail.après un travail.
En effet chaque personne à droit à des moyens d’existence de la naissance à la fin de sa vie pour exister dignement,c’est une question de solidarité
collective,cette allocation inconditionelle serait calculée selon le produit intérieur brut,financée probablement par la taxe à la valeur ajoutée,validée
dès la naissance jusqu’à la fin de la vie,dont le niveau serait proche de 1200/1300 euros par mois.
La jouissance de ce revenu de base inconditionel remplace la réglementation d’un revenu minimum RMI ainsi que les allocations familiales,à condition
de trouver le niveau soutenable et acceptable pour tous.
Voilà les réfléxions sur’un développement durable social soutenable et acceptable pour nous tous sans m’apesantir sur mes expériences individuelles
qui m’a amené sur ce sujet important.
Jacques chevrier
Membre du bureau de l’A.F.S.
Association des Français en Suisse
Adhérend de la section du P.S. de Lons le Saunier
j.chevrier@bluewin.ch
fait à Genève le 07.06.08
Ecrit par : Jacques CHEVRIER | 07.06.2008
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