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30.04.2008
1968 et vous ? Michel Sapin
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Invitée sur A2
La Cuisine de Nicolas
29.04.2008
SARKO battu par Louis la Brocante : Il a encore du boulot le petit !
Sarko-la-Brocante
Mis en ligne le 28/04/2008
Que Louis-la-Brocante, personnage de fiction, ait réuni plus de fidèles (4,162 millions) sur France 3 que Nicolas Sarkozy, star de la vie politique (4,113 millions de personnes) sur France 2, en première partie de soirée le jeudi 23 avril n'a rien d'inquiétant. Le fait n'a rien à voir avec la notoriété des deux vedettes, ni la crédibilité des deux chaînes du service public.
L'épisode des aventures de l'antiquaire-détective-redresseur de torts aurait pu pâtir de sa rediffusion. Il n'en a rien été car le scénario et les dialogues de la longue interview (101 minutes) du président de la République n'étaient pas non plus totalement inédits. Alors, pourquoi une légère majorité de téléspectateurs a-t-elle préféré la brocante au faste élyséen (280 000 euros de décor) ?
Peut-être auront-ils arbitré en fonction de la force d'entraînement des deux héros mis en compétition par l'Audimat, de la valeur affective de leur promesse de réconfort ?
Deux générations, deux tempo ! Avec ses manières de réformateur pressé jusqu'à la frénésie, sa volonté de rupture affirmée jusqu'au tournis, et d'amoureux possédé par les turbulences de l'amour, Nicolas Sarkozy est loin d'apparaître en avril 2008 comme le tuteur de la nation que les Français avaient élu en mai 2007. Un enfant-roi, un garnement agité, plutôt que le petit père du peuple. Un boomer typique, plus à l'aise dans l'expression de son ego vibrant que dans le discours fédérateur assumé par ses aînés et inspirateurs, De Gaulle, Mitterrand...
Le voici assagi, s'affirmant fragile, avec ses faiblesses qu'il reconnaît. En l'élisant, ses électeurs avaient voulu se donner un chef de guerre, un leader charismatique. Saint Michel prêt à écraser le dragon. L'Elu allait soulager leur moral en crise, terrasser la crise et améliorer leur pouvoir d'achat. Aujourd'hui, ils le trouvent "trop Nicolas et pas assez Sarkozy", pas toujours assez serein pour les conduire à bon port malgré la tempête économique mondiale. Par temps calme, ils auraient élu une mère. Elle aurait favorisé l'éducation, l'épanouissement de la famille et le redressement moral. Ferme et compatissante, comme Hillary au temps où elle devait à la fois soutenir Bill et humaniser sa politique sociale.
Additionnez l'autorité du père à la fermeté tranquille de la mère. Et, curieusement, en France, vous obtenez le héros idéal à moustache grise. Sûr, solide, serein, ferme, compatissant, charismatique et sans âge, comme Louis-la-Brocante. Il mène de front son petit commerce et veille à faire rendre gorge aux méchants du canton. Contre lui viennent se blottir, la veuve, l'orphelin et tous les infortunés, certains qu'il saura faire respecter leur bon droit. Louis-la-brocante, père, grand-père, icône et mère à la fois.
Cette ultime constatation débouche sur une seule alternative :
* Soit on rejoue le scrutin afin que Victor Lanoux/Louis-la-Brocante (72 ans) prenne enfin la place qui lui revient. Ceci soulève une vraie difficulté constitutionnelle, mais gratifie la France d'un recours possible.
* Soit Nicolas se laisse pousser la moustache et tente de nous sortir du marasme en retenant les leçons du brocanteur. Abnégation, altruisme et sobriété de style, notamment. Des valeurs estompées avec la sortie de scène de la génération du Devoir. Celle de Louis !
Jean-Yves Ruaux
Manuel europeen relatif a l'égalité
Observatoire de la politique nationale
C'était dans Libération.....
Professeur de science politique à l’université de Reims, auteur, avec Frédéric Sawicki, de la Société des socialistes (Editions du Croquant), Rémi Lefebvre livre son diagnostic sur la rénovation du PS.
Dans l’épais brouillard qui entoure aujourd’hui la préparation du congrès, quels scénarios se dégagent ?
Rarement congrès, dans l’histoire du PS, aura été aussi incertain, avec des lignes de force aussi changeantes. Trois intrigues sont possibles. Un duel frontal entre Delanoë et Royal, une opposition entre cette dernière et des «reconstructeurs», groupe aux frontières aujourd’hui très floues, ou encore une configuration plus classique, comme à Dijon ou au Mans, avec confrontation entre gauche et droite du parti. Avec un risque commun à tous ces scénarios : qu’il n’y ait, à l’arrivée, aucune clarification idéologique.
Pourquoi une telle incertitude ?
C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. Les identités y sont fluides, et les reclassements permanents. A part, peut-être, à la gauche du parti. Encore faudrait-il que celle-ci dépasse une certaine culture de la division et de la balkanisation idéologique. Car, au fond, qu’est ce qui distingue Marie-Noëlle Lieneman, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ?
Est-ce la fin des courants ?
C’est en tout cas la crise des sensibilités organisées. Un exemple : le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés, avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Mais il n’a pas résisté au départ de son leader, ni aux rivalités qui l’ont miné de l’intérieur. Au-delà, les positions sont devenues interchangeables : quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien Dray, Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon ? Qu’est ce qui distingue, sur le fond, Ségolène Royal, François Hollande ou Bertrand Delanoë ? Il n’y a même pas d’accord sur les désaccords ! Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.
Que signifie l’inflation du nombre de prétendants au poste de premier secrétaire ?
Le jeu est tellement ouvert que tout le monde tente sa chance. Dans la mesure où le débat ne porte plus sur les idées, la question des personnes devient surdéterminante. Le leadership est devenu le nouveau mantra du PS. Mais, plutôt qu’à l’homme ou à la femme providentiel(le), il faudrait réfléchir aux conditions à réunir pour qu’il existe une autorité au PS. Aujourd’hui, il n’y en a plus.
Partant de ce constat, la rénovation s’avère-t-elle une mission impossible ?
Le PS a déjà perdu beaucoup de temps. La défaite de 2007 avait ouvert une fenêtre d’opportunité. Mais elle n’a débouché que sur une période de latence. Aujourd’hui, il y a retour à la routine de l’organisation, et le mot de rénovation a perdu tout son crédit. Même au sein du parti, personne n’y croit plus. Le PS est condamné à de petits replâtrages en coulisses. Avec un effet délétère sur l’opinion publique. Le PS est même devenu illisible pour ses propres militants…
Justement, comment expliquer que le PS ait perdu 40 % de ses militants ?
D’abord parce que, dans toute organisation politique, les défaites sont toujours suivies d’hémorragies militantes. Mais aussi parce que le départ des nouveaux «adhérents à 20 euros» était écrit. Le PS se retrouve à son étiage historique, autour de 130 000 adhérents, plus que jamais retracté sur son réseau d’élus. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent, qui est celui qui va remettre en cause les équilibres établis et se montrer critique. Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi.
Beaucoup de socialistes promettent un congrès pas comme les autres, avec des militants qui ne voteront plus selon la consigne du patron de la fédération…
Le vote des militants reste captif. Certes, les militants sont de moins en moins sensibles aux pressions et aux intimidations de leur secrétaire de section, ou de leurs responsables fédéraux. Mais le poids des élus demeure déterminant. Et d’abord parce qu’énormément de militants sont des collaborateurs des élus, qui travaillent dans les cabinets ou les collectivités locales. Ils sont donc dans des relations de dépendance. Le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important.
28.04.2008
Inaplicable !
La première trame de la réforme sur les retraites a été remise aux partenaires sociaux
Mis en ligne le 28/04/2008
F. Fillon avait isolé la CFDT de F. Chérèque des autres syndicats lors de la première réforme des retraites. X. Bertrand essaie la même astuce en 2008.
Xavier Bertrand, ministre du Travail, avait promis aux partenaires sociaux, fin mars, une première trame de la réforme des retraites pour le mois d'avril. C'est chose faite. Cette trame leur a été remise dimanche 27 avril au soir, en vue de préparer leur rencontre de ce lundi 28. Le gouvernement n'a pas cédé sur la question des 41 annuités de cotisations et souhaite faire de l'emploi des seniors le centre de la réforme, sans toutefois proposer de réelles solutions.
(Photo : www.ministres.gouv.fr)
Les principales dispositions de la réforme ne se placent pas vraiment en rupture par rapport au système de retraite actuel. Malgré les nombreuses études publiées ces derniers mois pour faire avancer le dossier, la première trame de la réforme remise aux partenaires sociaux dimanche 27 au soir se situe en continuité d'un système qui fonctionne mal. L'allongement de la durée des cotisations ou les sanctions aux entreprises qui n'emploieront pas suffisamment de seniors suffiront-ils vraiment à sortir la France de sa crise ?
Les syndicats entre division et concertation
Face à la copie de travail que leur a remis Xavier Bertrand, les syndicats apparaissent divisés sauf sur le refus du passage à 41 ans de cotisations. Comme François Fillon en 2003, Xavier Bertrand n'a pas remis en cause la structure du régime français par répartition qui gagnerait en lisibilité et en efficacité à reproduire le schéma suédois d'un rapport arithmétique de calcul des retraites s'appliquant de manière équitable à toutes les catégories de salariés.
Comme François Fillon, Xavier Bertrand tente de creuser la faille entre la CGT, FO et la CFDT, satisfaite du maintien des dispositifs carrières longues et de cumul emploi-retraite. Il redoute les effets d'une manifestation unitaire face à ses propositions.
Les syndicats envisagent, après discussions cette semaine, un premier mai associant CFDT et CGT. Ils envisagent aussi de manifester le 20 ou le 22 mai. Par ailleurs, le monsieur retraites de la CFDT, Gaby Bonnand, est hostile à la suppression du dispositif dispensant les plus de 57 ans de recherche d'emploi aussi longtemps que cette suppression ne sera pas accompagnée de mesure favorisant réellement le maintien des seniors en entreprises.
Les principales dispositions :
Mise en oeuvre de la loi de 2003
* Allongement de la durée d'assurance nécessaire pour bénéficier d'une pension de retraite à taux plein, d'un trimestre par an pour atteindre 41 annuités au 1er janvier 2012.
* Reconduction du dispositif de départ anticipé pour carrière longue mais "de façon à éviter les abus ou fraudes". "Les conditions financières de régularisation de périodes anciennes seront réexaminées."
* Reconduction jusqu'en 2012 d'un objectif de minimum de pension pour une carrière complète au Smic mais en définissant "les responsabilités respectives des régimes de base et des régimes complémentaires" pour l'atteindre. L'objectif de la loi de 2003, "atteint à 99%", était 85% du Smic.
* Augmentation progressive des cotisations d'assurance vieillesse sans augmenter les prélèvements obligatoires grâce à "l'amélioration significative et durable de la situation financière de l'Unedic".
* Poursuite du transfert aux caisses d'allocations familiales des majorations de pension pour enfants.
Emploi des seniors
* Cumul emploi retraite : "La reprise d'activité des retraités pourrait être autorisée sans restriction dès lors que l'assuré a cotisé la durée nécessaire pour bénéficier d'une retraite à taux plein ou atteint l'âge de 65 ans".
* Surcote : le taux de ce supplément de retraite pour les salariés continuant à travailler au-delà de 60 ans et alors qu'ils ont atteint la durée de cotisation exigée sera de 5% par année travaillée en plus, alors qu'il est actuellement entre 3 et 5%.
* Augmentation de l'indemnité de départ en retraite si la durée de cotisation requise est dépassée.
* Obligation pour les branches et entreprises d'ouvrir des négociations sur l'emploi des seniors et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences "de façon à parvenir à un accord avant la fin de l'année 2009", avec "un engagement chiffré de progression sensible de la part des 55/64 ans dans les effectifs".
* En l'absence de "résultats suffisants quant au taux d'emploi des seniors, un mécanisme de sanction serait mis en oeuvre à compter de 2010 sous forme de cotisation retraite additionnelle. Les branches ou entreprises n'ayant pas conclu d'accord seraient pénalisées".
* Suppression des mises à la retraite d'office ou des limites d'âge.
* Ouverture d'une concertation dans la fonction publique sur les mises à la retraite d'office aux âges couperets actuels "afin de donner aux agents publics qui le souhaitent le libre choix de prolonger leur carrière".
* Relèvement progressif de l'âge (actuellement 57 ans et demi) à partir duquel les chômeurs bénéficient d'une dispense de recherche d'emploi (DRE).
Mesures en faveur des retraites
* Revalorisation de 5% chaque année du minimum vieillesse pour arriver à une hausse de 25% en 2012 par rapport à 2007.
* Augmentation en trois étapes du taux des pensions de réversion : 56% au 1er janvier 2009, 58% au 1er janvier 2010 et 60% au 1er janvier 2011. Mais un âge minimum sera rétabli pour l'ouverture du droit à une pension de réversion.
* Revalorisation supplémentaire (non encore chiffrée) au 1er septembre 2008 pour l'ensemble des retraites du régime général, des régimes alignés et de la fonction publique.
* Revalorisation des retraites désormais au 1er avril de chaque année, au lieu du 1er janvier
Concertation, méthode et calendrier
* Le Gouvernement "prend acte" des propositions des partenaires sociaux, notamment des syndicats, sur l'évolution du niveau des retraites et du patronat sur un relèvement au-delà de 60 ans de l'âge minimal de départ en retraite.
* Mesures législatives du plan inclues dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale et le projet de loi de finances pour 2009.
* Point d'étape d'ici 2010 "pour identifier les solutions et les scénarios susceptibles de garantir durablement la viabilité financière de notre système de retraite en se fixant de nouveaux horizons à 2030 et 2050".
Il sera ce soir à Dole à 18h salle de la commanderie
F. Hollande pose le travail des seniors comme "préalable" aux 41 ans de cotisation
Soumis par francis le Lun, 28/04/2008 Politique
Le Premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que le travail des plus de 55 ans était le "préalable" à l'allongement de la durée de cotisation, qu'il n'exclut pas, tout en demandant de "nouvelles ressources" pour le financement.
Interrogé sur le passage à 41 ans de cotisation, M. Hollande a déclaré: " Si on a du travail jusqu'à la période qui permet de partir en retraite avec ses droits pleins, alors oui pourquoi pas? Sauf que là, le préalable, c'est le travail des seniors". "C'est ce que disent la plupart des organisations syndicales", a justifié M. Hollande.
Le chiffre des seniors de plus de 55 ans au travail -38%- "n'a pas bougé depuis la réforme de 2003", a-t-il affirmé. "On peut allonger la durée de cotisation à 41 ans, 42 ans, mais si au-delà de 55 ans vous n'êtes pas en situation d'allonger vos droits, vous aurez une diminution de votre niveau de pension. C'est un marché de dupes".
Pour encourager le travail des jeunes et des seniors, M. Hollande a suggéré de "moduler les cotisations sociales tout au long de la vie sur l'âge du salarié". "Il faut trouver de nouvelles ressources" pour le financement des retraites, a-t-il ajouté, estimant que certains éléments de rémunération n'étaient pas soumis à cotisations.
"Tant qu'on a pas une assiette plus large pour le financement des retraites, il est difficile de demander des efforts supplémentaires pour le financement des retraites", selon M. Hollande.
Les partenaires sociaux étaient reçus par le ministre du Travail Xavier Bertrand qui se montre inflexible sur le passage à 41 ans de cotisation d'ici 2012.
Source : AFP




