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29.04.2008

SARKO battu par Louis la Brocante : Il a encore du boulot le petit !

Sarko-la-Brocante

Mis en ligne le 28/04/2008

Que Louis-la-Brocante, personnage de fiction, ait réuni plus de fidèles (4,162 millions) sur France 3 que Nicolas Sarkozy, star de la vie politique (4,113 millions de personnes) sur France 2, en première partie de soirée le jeudi 23 avril n'a rien d'inquiétant. Le fait n'a rien à voir avec la notoriété des deux vedettes, ni la crédibilité des deux chaînes du service public.
L'épisode des aventures de l'antiquaire-détective-redresseur de torts aurait pu pâtir de sa rediffusion. Il n'en a rien été car le scénario et les dialogues de la longue interview (101 minutes) du président de la République n'étaient pas non plus totalement inédits. Alors, pourquoi une légère majorité de téléspectateurs a-t-elle préféré la brocante au faste élyséen (280 000 euros de décor) ?
Peut-être auront-ils arbitré en fonction de la force d'entraînement des deux héros mis en compétition par l'Audimat, de la valeur affective de leur promesse de réconfort ?
Deux générations, deux tempo ! Avec ses manières de réformateur pressé jusqu'à la frénésie, sa volonté de rupture affirmée jusqu'au tournis, et d'amoureux possédé par les turbulences de l'amour, Nicolas Sarkozy est loin d'apparaître en avril 2008 comme le tuteur de la nation que les Français avaient élu en mai 2007. Un enfant-roi, un garnement agité, plutôt que le petit père du peuple. Un boomer typique, plus à l'aise dans l'expression de son ego vibrant que dans le discours fédérateur assumé par ses aînés et inspirateurs, De Gaulle, Mitterrand...
Le voici assagi, s'affirmant fragile, avec ses faiblesses qu'il reconnaît. En l'élisant, ses électeurs avaient voulu se donner un chef de guerre, un leader charismatique. Saint Michel prêt à écraser le dragon. L'Elu allait soulager leur moral en crise, terrasser la crise et améliorer leur pouvoir d'achat. Aujourd'hui, ils le trouvent "trop Nicolas et pas assez Sarkozy", pas toujours assez serein pour les conduire à bon port malgré la tempête économique mondiale. Par temps calme, ils auraient élu une mère. Elle aurait favorisé l'éducation, l'épanouissement de la famille et le redressement moral. Ferme et compatissante, comme Hillary au temps où elle devait à la fois soutenir Bill et humaniser sa politique sociale.
Additionnez l'autorité du père à la fermeté tranquille de la mère. Et, curieusement, en France, vous obtenez le héros idéal à moustache grise. Sûr, solide, serein, ferme, compatissant, charismatique et sans âge, comme Louis-la-Brocante. Il mène de front son petit commerce et veille à faire rendre gorge aux méchants du canton. Contre lui viennent se blottir, la veuve, l'orphelin et tous les infortunés, certains qu'il saura faire respecter leur bon droit. Louis-la-brocante, père, grand-père, icône et mère à la fois.
Cette ultime constatation débouche sur une seule alternative :

* Soit on rejoue le scrutin afin que Victor Lanoux/Louis-la-Brocante (72 ans) prenne enfin la place qui lui revient. Ceci soulève une vraie difficulté constitutionnelle, mais gratifie la France d'un recours possible.
* Soit Nicolas se laisse pousser la moustache et tente de nous sortir du marasme en retenant les leçons du brocanteur. Abnégation, altruisme et sobriété de style, notamment. Des valeurs estompées avec la sortie de scène de la génération du Devoir. Celle de Louis !

Jean-Yves Ruaux

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Commentaires

Louis la brocante président ! une valeur sûre , le bon sens allié à des principes éthiques qui font défaut au Sarklown.

Ecrit par : Nostradamou | 30.04.2008

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