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12.03.2008
Avant le second tour, des alliances à géométrie variable
Le paysage politique est maintenant dégagé — les listes du second tour devaient être remises en préfecture avant 18h. Entre maintien, fusion ou retrait, difficile cependant d’y voir encore très clair. Etat des lieux.
Le maintien. Il y a d’abord ceux qui y vont, envers et contre tout. Puisque la seule condition légale pour pouvoir se maintenir au second tour, c’est d’avoir obtenu 10% des suffrages au premier, certains veulent tenter leur chance de leur côté.
C’est notamment le cas à Paris, où les candidatures dissidentes se sont multipliées. Des candidatures dangereuses, qui pourraient produire l’inverse de l’effet escompté. Ainsi dans le XXe, le maire sortant, socialiste, Michel Charzat, se maintient contre le candidat officiel du PS.
Dans le Ve ou le XIVe, le candidat qui se maintient est estampillé MoDem. Car à Paris, en l’absence de mot d’ordre national, tous les candidats qui ont franchi la barre des 10% ont décidé de rester dans la course.
François Bayrou à Pau s’est même payé le luxe de refuser la main ouverte de l’UMP. Il y aura donc trois listes. Idem à Nancy, Saint-Etienne, à Belfort et à Aix-en-Provence.
Précisions à Pau de Richard Place (2'00")
Le pompon revient sans doute à Clermont-Ferrand, où se tiendra dimanche une quadrangulaire. Le maire sortant, le socialiste Serge Godard, a frôlé la réélection au premier tour, avec 49,45%. Il sera opposé à la liste UMP, MoDem et même à la LCR.
La fusion. Pour éviter de perdre à tout prix, d’autres ont préféré fusionner leur liste. Il y a des fusions logiques, comme celle opérée par les Verts avec les listes de gauche, à Paris ou Strasbourg.
Et puis, il y a une fois de plus le cas particulier du MoDem. Certains de ses membres ont préféré la gauche, d’autres la droite.
A Marseille, le MoDem de Jean-Luc Bennahmias fera finalement équipe avec le socialiste Jean-Noël Guérini. Idem à Lille, Chartres ou Melun. A Aubagne, c’est la fusion avec la liste communiste du maire sortant qui s’est produite.
En revanche, à Toulouse, le MoDem s’est rallié au maire sortant, apparenté UMP, Jean-Luc Moudenc. Au prix de tensions paraît-il assez vives. Une grosse minorité était, elle, favorable à une alliance avec la gauche... Accord également avec la droite à Metz et à Colombes.
Précisions à Toulouse de Stéphane Iglésis (1'55")
Le retrait. Ce dernier cas de figure est finalement assez peu répandu depuis que le Front National ne constitue plus, aux yeux des partis, une réelle menace pour la démocratie.
Là encore, une liste MoDem a fait entendre sa différence, à Blois. Le candidat s’est retiré sans donner de consigne de vote.France Info - 17:35





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