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Bonapartiste de gauche !

Royal, bonapartiste de gauche
Par Alain Duhamel
QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007
Le temps de Ségolène Royal est loin d’être passé. La présidente de la région Poitou-Charentes vient certes de commettre une série estomaquante d’erreurs et de fautes, comme si son honorable défaite au second tour de la présidentielle l’avait surprise, choquée et désemparée au point de lui faire perdre toute perspicacité, tout réalisme et jusqu’à sa fameuse intuition. Il est cependant plus que vraisemblable que, après quelques semaines de vacances, Ségolène Royal aura soigné ses bleus à l’âme et recouvrera ses esprits. Elle demeure la figure politique la plus populaire à gauche. Même si Dominique Strauss-Kahn réussit un spectaculaire rétablissement dans l’opinion et si Bertrand Delanoë y effectue une intéressante percée, les électeurs socialistes conservent une prédilection particulière pour celle qui a porté leurs couleurs et incarne une forme baroque de rénovation. Par ailleurs, à la base du PS, elle continue d’inspirer une ferveur mystérieuse entre politique et psychologie des profondeurs. Enfin, même si plus d’un de ses lieutenants a été échaudé par son comportement récent, la plupart d’entre eux croient toujours en son destin. La réélection de Jean-Marc Ayrault à la tête du groupe socialiste de l’Assemblée nationale - un royaliste précoce - et le choix du mirobolant Arnaud Montebourg, lionceau aussi ardent que vorace, ségolénien de choc comme porte-parole de ce groupe, prouvent au moins qu’elle n’est pas isolée. Quant à ses atouts personnels, ils demeurent intacts : Ségolène Royal possède une audace, une ambition, une énergie, une dureté, un charisme, une soif de revanche, une confiance en elle, un aplomb toujours impressionnants. Personne n’a souri lorsqu’elle a annoncé, à peine battue, qu’elle serait de nouveau candidate. Reste que son comportement durant la campagne, pendant l’entre deux tours et depuis l’élection de Nicolas Sarkozy a beaucoup appris sur sa personnalité, sur sa méthode et sur ses convictions. Après un an et demi sous les feux constants des projecteurs, des caméras et des photographes (elle attire la lumière autant que la lumière l’attire, ce qui n’est pas peu dire), on constate qu’elle place les techniques les plus modernes au service d’une très vieille tentation, celle du bonapartisme de gauche. Au premier regard, on est frappé par le professionnalisme avec lequel elle recourt à toutes les ressources de la très ambiguë démocratie d’opinion. Elle a bâti, elle n’a cessé de bâtir et elle bâtit encore son image en s’appuyant inlassablement sur la télévision et sur les sondages. Ainsi prend-elle d’assaut son propre parti par l’extérieur, construit-elle un lien personnel et direct avec l’opinion, en appelle-t-elle sans désemparer aux Français contre les appareils politiques, à la base contre le sommet, aux militants contre les dirigeants (élus), au peuple contre les gouvernants. Comme elle ne manque ni d’habileté ni de cynisme, elle fustige violemment au passage les instruments même qu’elle emploie. Elle dénonce l’hostilité de la télévision, ce qui ne l’empêche pas de passer en trois jours sur France 2, Canal + et TF1 - objectif totalement inaccessible pour un autre socialiste -, d’y être interrogée deux fois sur trois avec les précautions empathiques d’un jardinier japonais soignant une orchidée, de faire savoir froidement qu’au même moment son calendrier l’empêche d’assister au conseil national du PS, puis de lâcher tout à trac qu’elle préfère la compagnie «des gens paisibles». Logique ostensiblement populiste et plébiscitaire : bonapartiste de gauche. De même se plaint-elle amèrement d’une presse qui l’a pourtant longtemps encensée et critique-t-elle les sondages sur lesquels elle grimpait naguère pour s’imposer aux socialistes. Rien de ce qui participe à la fabrication de l’opinion ne lui échappe, elle en connaît toutes les recettes. Cette méthode - la démocratie d’opinion -, elle la place au service d’une personnalité dominatrice, égotiste et autoritaire : bonapartiste. Ségolène Royal est une Lætitia qui aurait lu Simone de Beauvoir. Elle a des revanches à prendre et du mérite à y parvenir. Elle a des intuitions, des convictions et des postures toutes organisées cependant en fonction d’elle-même. Son tempérament (énergie, voracité médiatique, opportunisme, comme à propos de l’Europe) la porte clairement vers le blairisme. Sa marque est avant tout l’autodétermination. Ségolène Royal prône la démocratie de participation, mais pratique la décision solitaire. Elle ne s’encombre ni des statuts, ni des procédures, ni des marchandages. Elle tranche en fonction d’elle-même et de ses intérêts, sans hésiter, sans trembler, sans ménager quiconque, avec une hardiesse tantôt judicieuse et tantôt aveugle, en ce sens plutôt Second Empire que Premier Empire. Le PS a le culte (peut être erroné) des alliances à gauche ? Elle opère une théâtrale volte-face vers les centristes, allant jusqu’à envisager de faire de François Bayrou son Premier ministre. Le projet socialiste, dont elle est coresponsable, puisqu’elle appartenait à la commission qui l’a élaboré et qu’elle a contribué à son adoption, avait deux mesures phares : le Smic à 1 500 euros et la généralisation des 35 heures ? Elle les récuse publiquement, sans crier gare. Elle se montre ainsi absolument logique avec elle-même, traçant sa voie en toute indépendance, en toute indifférence vis-à-vis d’autrui. Bonapartiste.46a174abea92ae764212f6150f1f0766.jpg

presse du jour

Elections 2007



La défaite de Ségolène Royal aiguise les clivages au PS

AFP | 28.06.2007 | 19:18




Départs du Bureau national de Fabius et Strauss-Kahn, échanges acides sur les responsabilités de la défaite aux élections présidentielle et législatives, cafouillages et interrogations sur le

Départs du Bureau national de Fabius et Strauss-Kahn, échanges acides sur les responsabilités de la défaite aux élections présidentielle et législatives, cafouillages et interrogations sur le "cabinet fantôme": un mauvais climat règne au sommet du PS.

L'échec de Ségolène Royal le 6 mai, et plus encore sa campagne bien plus personnelle que collective, ont ravivé les plaies ouvertes à l'automne dernier par sa désignation comme candidate socialiste à l'Elysée.

"Atmosphère délétère parmi les dirigeants", selon Laurent Fabius, climat "surréaliste" avec "des tensions multiples", selon un strauss-kahnien, "ça ne va pas fort", selon un emmanuelliste: le "PS a besoin de bonnes vacances" afin de "calmer ses nerfs et se mettre au travail sur le fond", selon les mots du député du Doubs Pierre Moscovici.

François Hollande est plus que jamais un premier secrétaire en fin de contrat --échéance: après les municipales de mars 2008--, Ségolène Royal rencontre des difficultés dans l'affirmation de son leadership, le président du groupe à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, voit son autorité contestée, son élection à peine acquise.

Au moment d'analyser les causes des revers électoraux, toute critique de Mme Royal est condamnée par ses partisans. Laurent Fabius avait dénoncé mercredi chez la candidate "un triple déficit" de "présidentialité, crédibilité, collégialité". Des carences à vrai dire relevées au long de la campagne par la totalité des sondages, avec ce bémol que l'opinion impute aux "éléphants" l'isolement de Mme Royal pendant la campagne.

Selon François Rebsamen, ex-directeur de campagne de Mme Royal, ce sont là des "règlements de compte aussi partiels que partiaux"; pour des députées ségolénistes, des "déclarations hâtives et brutales".

En quittant le Bureau national (BN), M. Fabius, qui se définit désormais comme "un sage actif", et M. Strauss-Kahn entendent sortir du champ des "histoires picrocholines", selon un fabiusien --ils y seront remplacés par un proche, respectivement Guillaume Bachelay et Christophe Borgel--, tandis que le maire de Paris Bertrand Delanoë multiplie les gammes sur la "rénovation" du PS. Comme si les "écuries présidentielles" n'étaient pas mortes.

Quant à Jean-Marc Ayrault, il a voulu prendre par les cornes le taureau du "renouvellement" en annonçant la constitution d'une équipe de 22 députés qui avait tout d'un contre-gouvernement, chacun des membres étant chargé de suivre l'action d'un ministre.

Outre que ce bataillon a fait la part belle aux amis de Mme Royal, dont M. Ayrault est proche, la manière dont il a été annoncé --François Hollande était l'un des rares à avoir été consulté-- a suscité un vent de fronde, les commissaires PS aux finances allant même jusqu'à imposer un autre nom pour ce secteur.

Les critiques vont bon train chez les élus socialistes non ségolénistes. "Cette initiative aurait mérité d'être concertée", lâche Henri Emmanuelli. "C'est une idée de communication", pour le jospiniste Jean Glavany, "ça ne passera pas l'été", affirme un strauss-kahnien, "ce n'est pas avec des chevau-légers que ça va pouvoir réussir", juge Michel Charasse.

François Hollande, interrogé par l'AFP, approuve "une organisation du groupe plus efficace, plus resserrée, mieux identifiée" et non, souligne-t-il, un contre-gouvernement.

Dans les réunions des instances dirigeantes, on voit désormais les ségolénistes d'un côté, les autres socialistes de l'autre, et de rares échanges entre eux, témoignage de ce qu'un membre du BN appelle "la balkanisation" du parti. "Avant de travailler ensemble, il faut le vouloir", ajoute-t-il.

De mon pot philippe trop rigolo et pourtant....

Why-men-die-early.wmv

28.06.2007

Thailande

Thailandeenvisite.pps

Info !

Elections
Fabius se lâche sur Ségolène Royal
Laurent Fabius se lâche dans un entretien accordé au Monde, dans lequel il dénonce le "triple déficit" de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle


Fabius se lâche sur Ségolène Royal
"Un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité", explique-t-il. Selon lui, on ne gagne pas une élection présidentielle "en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein capables de faire progresser la France et les Français tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire."

Interrogé sur les critiques forumées par Royal sur le manque de soutien des éléphants, l'ancien Premier ministre rétorque: "Notre candidate a plutôt choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes."

Il est également revenu sur les critiques de l'ex-candidate sur le smic à 1500 euros, dont il est l'un des ardents défenseurs, en estimant que ces propos posent la question "de la sincérité en politique."

Laurent Fabius se dit préoccupé par "l'atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes", soulignant que les électeurs et militants "en sont furieux." "Pour ma part, je continuerai à me tenir à l'écart des déclarations quotidiennes contradictoires des uns et des autres. Je serai un sage actif", affirme-t-il.

France Matin

Pétition pour la Paix

Didier
Insurrection a Téhéran
Etant le photographe journaliste qui vous a déjà joint au sujet de l’Iran, je me permets de vous déranger une nouvelle fois, pour une bonne nouvelle:
Depuis mardi à minuit, de grands mouvements de masse ont lieu sous forme d’insurrection populaire à Téhéran. Les insurgés se sont emparés de la rue aux cris de « à bas Ahmadinejad », et commençant du nord est de la capitale, ils descendent vers les quartiers populaires. Sur le chemin, ils s’en sont pris aux stations d’essence en signe de contestation contre les rationnements d’essence (3l d’essence par jour et par voiture pour un pays qui repose sur des réserves de pétrole !). De même les insurgés s’en sont pris aux forces de l’ordre venues les réprimer, ainsi qu’à leurs véhicules. Une quinzaine de véhicules des forces de l’ordre ont été brûlés par les manifestants qui continuent de revendiquer le départ du régime clérical. A midi, à l’heure locale, le contrôle de la rue dans l’est de la capitale est toujours aux mains des insurgés qui se masquent la figure pour ne pas être reconnus.
A partir de mercredi matin, le mouvement a fait tâche d’huile dans certaines grande villes de l’Iran, comme Tabriz, Meched et Ahwaz.
Si ce mouvement continue, je devrai partir sur les lieux par vocation professionnelle (photographies). Cependant, je voudrais attirer ton attention sur le fait que plus que jamais, les Iraniens ont besoin d’un soutien de masse sur le plan international, dans leur mouvement contre la dictature en place.
C’est pourquoi j’ose encore une fois t’interpeller pour un effort de quelques jours seulement (avant les grands départs pour les vacances) pour encourager le plus grand nombre possible de gens à signer notre pétition sur
http://www.sauvelemonde.com .
Même donc, si je parts vers Téhéran, je ne me séparerait pas de mon notepad pour justement garder le contact avec tous mes amis.

J’attends ta réponse,
Très Chaleureusement,
Armand Chicheyi,
Photographe journaliste

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