12.06.2009
A lire sur le Nouvel Obs
Pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas voté pour vous dimanche. J’ai même eu un plaisir certain à glisser dans l’urne un bulletin pour Dany Cohn-Bendit, que je connais et que j’estime depuis 1968. Au point où nous en sommes aujourd’hui, me direz-vous, cela nous fait une belle jambe. Soit. Souffrez pourtant que pour une fois, et sans narcissisme aucun, je me prenne pour symptôme et pour objet de réflexion. Je crains en effet que mon cas ne soit largement représentatif.
C’est vrai qu’au fil des années j’avais de plus en plus de mal à voter pour vous. Comme tant de vos partisans qui, à chaque élection, se demandent avec qui ils pourraient bien vous tromper. Ce n’est pas, comme vous le croyez, affaire de droite ou de gauche. Vous passez le plus clair de votre temps, vous consacrez le plus fort de votre énergie à vous échantillonner, à vous positionner les uns par rapport aux autres. Trop à gauche, pas assez à gauche. Et si je vous disais que l’on s’en fiche un peu ? Si par aventure vous reveniez au pouvoir, chacun sait bien que vous feriez tous la même politique. On a vu ça hier, de Mélenchon à Bérégovoy…
Non, voilà la chose qu’il faut bien que je vous dise : la guerre interminable que vous menez contre vous-mêmes a fini par nous lasser. Vous ne vous aimez pas. Alors pourquoi voulez-vous que l’on vous aime ? Dans vos arrière-cuisines, mijote toujours une soupe à la couleuvre. A droite aussi, me direz-vous. Sans doute. Seulement voilà : si nous avons jadis choisi la gauche, c’était dans l’espoir d’y trouver un peu de fraternité, comme dirait Régis Debray. Cela doit vous paraître bien naïf et bien sentimental. Peut-être. Mais c’est justement cette condescendance que vous affichez sans cesse à notre égard qui vous condamne à nos yeux.
Il y a des tribus primitives, forcément primitives, où l’on met à mort les vainqueurs de la course à pied ou du jeu de paume. Eh bien ! la manière dont vous vous êtes entendus – pour une fois ! – afin de liquider Ségolène Royal après la présidentielle de 2007 nous a replongés dans un univers franchement tribal et irrationnel. Ce congrès de Reims en forme d’hallali. La nuit des longs couteaux qui a suivi : Ségolène victorieuse à minuit, miraculeusement abattue à trois heures du matin. Et Martine Aubry sortie tout armée de la cuisse de Laurent Fabius.
On peut ne pas aimer Ségolène et la trouver carrément insupportable. Imprévisible, capricieuse, autoritaire. Tout cela est vrai, mais elle a recueilli 25,87% au premier tour et près de 47% au second. Au regard des résultats d’hier, avouez donc, Martine, que ce n’était pas si mal. Parce qu’elle parlait d’amour, ce qui vous a paru d’une rare obscénité. C’est pourquoi vous n’avez eu de cesse que vous ne creviez votre tambour.
Beaucoup se demandent aujourd’hui si le PS ne va pas cesser d’exister. Mais il y a longtemps qu’il a cessé d’être ! Il y a aujourd’hui des fabiusiens, des strauss-kahniens, des royalistes, des hollandais, que sais-je ? Mais des socialistes, je n’en connais plus. Un parti, cette confédération d’écuries présidentielles ? Vous vous moquez. Alors, allez au diable ! comme dirait Jean-Luc Mélenchon.
Ou plutôt non : revenez à vous et revenez-nous. Ne croyez pas que vous renverserez la vapeur grâce à quelques invectives rituelles contre le libéralisme ou même contre Sarkozy. Ne feignez pas d’en appeler à quelque revanche sociale que vous redoutez plus que personne. Essayez donc d’être simples – et sincères. Demandez-vous pourquoi la crise économique, qui aurait dû vous favoriser, paraît vous disqualifier aux yeux des gens. Ma réponse est que vous êtes les premières victimes d’un rejet du politique, qui est un phénomène international. Parce que vous êtes les champions toutes catégories de la langue de bois. Ce n’est pas que ce que vous dites soit nécessairement mauvais ou inintéressant. C’est que l’on ne vous entend plus. C’est que l’on ne veut plus vous entendre. Essayez de parler simple et vrai, comme Dany, comme si vous n’étiez pas, pour l’éternité, candidats à la prochaine présidentielle. Vous verrez que cela ira déjà beaucoup mieux.
J.J.
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09.06.2009
ELECTIONS EUROPEENNES
PARIS, 8 juin 2009 (AFP) - Malek Boutih, membre du Bureau national du PS, a appelé lundi la première secrétaire, Martine Aubry, à "tirer les conséquences" du résultat du PS aux européennes, l'appelant implicitement à démissionner.
"Martine Aubry doit s'appliquer à elle-même ce qu'elle demande à d'autres dans la société française. Quand elle interpelle les patrons qui ont mal géré leurs entreprises, quand elle interpelle le gouvernement sur ses échecs, elle a raison de dire que le premier responsable doit en tirer les conséquences. Je pense qu'elle doit faire la même chose", affirme dans un communiqué M. Boutih.
Selon lui, Mme Aubry doit "se rendre compte que ce n'est pas un simple petit trou d'air que le Parti socialiste est en train de traverser, mais qu'il est au devant de très grandes difficultés politiques au regard du score, et au regard du comportement de son électorat".
"Le Parti socialiste n'appartient pas à ses dirigeants, il appartient à ses militants et à ses électeurs. Quand les électeurs vous envoient un tel message, la moindre des choses c'est de les écouter et de répondre au moins en assumant ses responsabilité", ajoute-t-il.
M. Boutih avait dénoncé en février dernier "une chasse aux sorcières" au PS cautionnée, selon lui, par Martine Aubry, contre les partisans de Ségolène Royal, dont il fait partie.
FIN DU FESTIVAL!
Pour ma part j'ajouterai simplement que la mise en scène du film des Européennes était nulle, le scénario présenté aux électeurs ne tenait pas la route et surtout que le casting mettant en vedette Martine Aubry n'était pas à la hauteur des enjeux. Ne nous étonnons pas de ne pas avoir reçu la palme d'or!
En fichier joint les résultats pour le Jura.
Gérard Vaisse
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27.05.2009
Redonner la parole au peuple
Redonner de la parole et du poids politique au peuple.
La démocratie est une idée ancienne. L’ecclésia d’Athènes, cinq siècles avant J.C. votait les lois, le budget, la guerre et la paix. Cette large assemblée populaire examinait les projets de loi d’un groupe de travail dont les membres étaient tirés au sort chaque année parmi les athéniens de plus de trente ans. C’était alors une démocratie directe rendue possible par la limitation même de la population.
Aujourd’hui, il n’est plus possible de consulter directement le peuple devenu trop nombreux. L’idée de réduire ce peuple à ses mandataires élus surgit assez naturellement. C’est le corps des élus qui exerce la souveraineté.
Aujourd’hui, à l’heure de la construction européenne, quand les états nations se soumettent à la mondialisation qui fait des grands groupes capitalistes les véritables « citoyens du monde » dont les « bulletins de vote » sont les grandes monnaies internationales, il est plus que jamais nécessaire de redonner du poids à la démocratie.
Aujourd’hui, à l’heure de l’ordinateur et de l’internet, alors que la démocratie représentative trouve ses limites et révèle ses distorsions, il est plus que jamais possible et nécessaire de redonner de la parole et du poids politique au peuple.
La consultation directe est techniquement possible. Il faut l’organiser et la développer. Elle doit, à minima, devenir pour nos représentants une base de réflexion. Enfin ne devrait-elle pas, dans le cadre de règles bien réfléchies, contrôler le pouvoir politique et, pourquoi pas, y prendre part ?
Ainsi l’évolution démocratique se ferait par un retour à ce qui fonde la démocratie : un gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple.
Michel Trenchant
15:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.05.2009
AU TRAVAIL!
CLIQUEZ SUR LE LIEN "COMITE REGIONAL DA" ET APPORTEZ VOS CONTRIBUTIONS AUX TRAVAUX DES UNIVERSITES OUVERTES DE LA CONNAISSANCE POUR LA FRANCHE COMTE.
Gérard
http://sites.google.com/site/uocfranchecomte/
14:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.05.2009
Pétition nationale
Bonjour à toutes et tous
Je me permets de vous faire suivre cette demande de pétition nationale car la situation est de plus en plus dramatique et l’enjeu en vaut la peine !
Elle a été initiée par Mr Michel Vauzelle président de la Région PACA, Député à l'Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux pour le maintien du service public.
Si elle atteint 10 % du corps électoral le gouvernement sera obligé de faire voter un referendum, c'est dans les textes de la constitution soit 4,4 millions de signatures , c'est énorme bien sûrmais réalisable si chacun y contribue un tant soit peu.
Donc je laisse tout ça à votre réflexion sur le site joint tout y est expliqué par M. Vauzelle lui même et c'est loin être fantaisiste.
Personnellement je pense que c'est capital pour nous tous et l'avenir de nos enfants
Bien sûr à diffuser au maximum si vous pensez comme moi que cela vaut le coup d'essayer !!!
Francine Babot
http://www.referendum-servicespublics.com/index.php?petit...
09:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


