16.12.2010

Fête de la fraternité demain

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10.12.2010

Ségolène Royal, décollage réussi

Puzzle socialiste.JPG Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas au Parti socialiste. Après la cacophonie déclenchée par l’annonce, par la première secrétaire, d’un pacte Aubry-DSK élargi à Ségolène Royal, est venue la clarification que beaucoup attendaient, à commencer par les partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes: les primaires pour l’élection présidentielle seront vraiment ouvertes et non pas réduites à un affrontement entre un “grand candidat”, désigné, on ne sait toujours pas sur quels critères mais dans le secret des alcôves et un nombre aléatoire de “petis candidats”.

Ségolène Royal a bien choisi son moment. Il ne faut pas oublier d’abord que l’actuel président de la République est au plus bas dans les enquêtes d’opinion et que le redressement attendu de sa popularité à la faveur du remaniement gouvernemental a fait un flop. Les Français sont donc dans l’attente d’une alternative, soit à droite, en la personne aujourd’hui de François Fillon, même s’il pâtit lui-aussi de la perte de crédibilité de celui qui ne fut jamais son “mentor”, soit plus évidemment dans en la personne d’un(e) candidat(e) de gauche. Surtout, le bon “peuple de gauche” n’y comprenait plus grand chose à ses primaires déjà lancées par plusieurs candidats et pourtant prévues pour ne s’ouvrir qu’en juin 2011.

Si Ségolène Royal a pu annoncer lundi sa candidature, c’est parce qu’elle a, pas à pas, avec une précision métronomique, restauré son potentiel présidentiel. Sur ses terres poitevines d’abord, en 2009, construisant une majorité diverse et élargie au centre et à gauche de la gauche, montrant que le rassemblement était le gage de la capacité de gagner puis d’agir concrètement. Au sein du PS ensuite, en 2010, presque mine de rien, déposant par exemple un texte annexé à celui de la convention “pour un nouveau modèle de développement”, annonçant qu’elle avait reçu Martine Aubry dans ses bureaux parisiens pour un dialogue inédit, lançant sur France 5 son idée de “ticket gagnant” qui parachèvait sa réinscription officielle au PS au plus haut niveau, mettant en scène ses retrouvailles publiques avec la première secrétaire lors de l’Université d’été de La Rochelle - leur lente marche l’une vers l’autre dans la foule des militants et des caméras de télévision avait quelque chose de l’entrée de la Reine Margot à Notre-Dame pour ses noces avec le détesté Henri de Navarre… Jusqu’aux cortèges des manifestations contre la réforme des retraites où elles n’ont cessé de mimer les retrouvailles, prenant cependant soin à chaque fois de placer entre elles un ou plusieurs secrétaires nationaux pour marquer leur distance.

Quand tout commençait de s’obscurcir à nouveau dans les couloirs du parti socialiste, tandis que Martine Aubry restait silencieuse et que Dominique Strauss-Kahn avait regagné Washington et laissé ses exégètes parler pour lui - et disons le assez peu clairement -, Ségolène Royal décidait de se lancer. A contre-pied, mais évidemment pas à contre-temps. Elle avait un boulevard devant elle. Ce que confirme l'enquête publiée ce matin par le Parisien elle prend la deuxième place dans les intentions de vote (19%) derrière DSK (29%) mais devant Martine Aubry (16%). Evidemment, la route reste longue et les handicaps nombreux. La même enquête indique que 55% des Français ne croient pas à la capacité du PS à “faire émerger” le meilleur candidat non plus que, à 57% un projet présidentiel.

Une chose est certaine: les primaires de compétition sont lancées et les primaires de validation remisées au rayon des accessoires. Que le débat commence ! 

Olivier Schmitt, 3 décembre 2010

03.12.2010

Royal réclame des primaires le plus tôt possible

Le Figaro.jpgLa présidente de Poitou-Charentes veut installer l'idée d'une campagne qui sera «plus dure» que la précédente. 

Même pas peur. Au lendemain de la mise à sac de son appartement , Ségolène Royal, qui a reçu le soutien du PS, affiche de la sérénité. Pour elle, la troisième intrusion dans son domicile, quelques jours après sa déclaration de candidature aux primaires du PS, est une tentative «d'intimidation». Les précédentes visites s'étaient produites avant les primaires de 2006 et avant le congrès de 2008. «Il y a une évidence…» Mais elle ne va pas plus loin. Selon une source policière, l'auteur du délit serait une mineure identifiée grâce à ses empreintes digitales.

En attendant d'en savoir plus, Ségolène Royal veut installer l'idée d'une campagne qui sera «plus dure» que la précédente. Pour la mener, il faudrait quelqu'un d'expérimenté… Instruite de la «dureté de l'affrontement» en 2007, elle se sent aujourd'hui «plus forte intérieurement». Plus que jamais elle croit en ses chances. Alors que les deux favoris pour 2012, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, entretiennent le mystère sur leurs intentions, Ségolène Royal a lancé sa blitzkrieg. À la différence des deux autres, elle est prête, comprend-on.

Elle tient aux primaires coûte que coûte pour mobiliser l'électorat de gauche. Sans ce «pouvoir populaire», «qu'est-ce qu'il nous reste face à la droite?», demande-t-elle en rêvant d'une mobilisation massive: «S'il y a déjà 3 ou 4 millions de personnes c'est énorme. Et s'il y en a 12 millions, c'est exceptionnel.» Trois millions, c'est l'estimation la plus optimiste au PS… Royal est déterminée à être la garante des primaires. En se déclarant candidate et en abandonnant l'idée d'une entente entre les favoris, elle a «décidé de dégeler le processus». Son argumentaire est aussi simple que la critique est forte.

La possibilité d'une entente entre DSK et Aubry menacerait la tenue des primaires. La direction du PS tarderait aussi sur «l'organisation matérielle». «Le processus n'est toujours pas stabilisé», regrette-t-elle. Il faudrait avancer sur le vote. Pour elle, le candidat du PS devrait être désigné avant l'été pour commencer la campagne dès l'automne. L'idéal serait même d'aller encore plus vite. «Si on était prêt, il faudrait voter, là», dit-elle, afin de ne pas laisser retomber la «pulsion démocratique». «À la direction du PS de le comprendre», ajoute-t-elle. Dans l'entourage d'Aubry, on n'entend pas se précipiter. «Nicolas Sarkozy se déclarera très tard», explique-t-on en mettant en garde contre une campagne trop longue qui épuiserait le candidat. Au PS, la marge est étroite entre compétition et affrontement. Royal se dit soucieuse «d'union». «Je peux gagner les primaires, mais pour gagner la présidentielle, le PS doit être uni», explique-t-elle. Mais elle critique aussi l'action d'Aubry à la tête du PS qui «n'a pas su capitaliser sur le mouvement social». Ou encore la détermination de Strauss-Kahn: «Il est un homme d'action, de gestion de crise plus qu'un homme de campagne.»

Jeudi depuis New-Dehli, DSK a lancé une phrase sibylline sur sa succession: «À la fin de mon deuxième, troisième, quatrième mandat au FMI, quelqu'un d'une autre région du monde deviendra mon heureux successeur.» Quant à Aubry, elle se consacre surtout à sa tâche de première secrétaire. «Il ne faut pas mélanger agitation et détermination», explique un de ses proches. Suivez son regard.

Nicolas Barotte, le Figaro du 3 décembre 2010

02.12.2010

57% des sympathisants du PS, approuvent la candidature de Ségolène Royal aux primaires

afp_logo.gifPARIS — 37% des Français, mais 57% des sympathisants du PS, approuvent la candidature de Ségolène Royal aux primaires organisées par le Parti socialiste, selon un sondage Ifop à paraître vendredi dans France Soir.

A la question "vous personnellement, approuvez-vous ou désapprouvez-vous la décision de Ségolène Royal de se porter candidate aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à la prochaine élection présidentielle?" 37% des personnes interrogées répondent qu'elles l'approuvent, et 63% qu'elles la désapprouvent.

En revanche, cette candidature reçoit l'approbation de 57% des sympathisants du PS, alors que 43% la désapprouvent.

Par ailleurs, 67% des personnes interrogées considèrent que le calendrier des primaires est "approprié car il est inutile de désigner le (la) candidat(e) socialiste" à la présidentielle avant l'automne 2011. 33% le jugent "inapproprié car la désignation du (de la) candidat(e) socialiste à l'automne 2011 intervient trop tardivement".

Sondage réalisé du 30 novembre au 2 décembre par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI) sur un échantillon de 1.028 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hC8TsEhV0ScRzSVrFLQFclgfewkw?docId=CNG.380a16c2f691270be7c4ddbe3076f9a5.701

La Voix du Jura

La Voix du Jura 2 déc 2010.jpg

 

Ségolène Royal candidate aux primaires du Parti socialiste

Centre presse.jpgLa présidente PS du conseil régional Poitou-Charentes annonce dans les colonnes de Centre Presse qu'elle est candidate aux primaires du Parti socialiste. A la question "Êtes-vous candidate aux primaires du parti socialiste", l'ex-candidate à l'élection présidentielle répond :

«J’ai longuement réfléchi et beaucoup consulté. Le moment est venu d’avancer dans la clarté et la simplicité : ma réponse est oui. Je sais d’expérience qu’il faut plus que quelques mois pour se préparer et pour rassembler. Qui ne voit que la droite est déjà en campagne d’ailleurs elle ne s’en cache pas. Je vais continuer à faire de ma région un laboratoire economique, social, écologique, éducatif, je vais accepter les invitations à la rencontre des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui espèrent. Écouter les Français - ils l’ont si peu été ces derniers temps alors qu’ils ont tant à dire ! - Pour agir juste, et les convaincre que nous devons et pouvons ensembles prendre notre destin en mains, avec un espoir de progrès pour eux, pour leurs enfants, et pour relever la France.»

http://www.centre-presse.fr/article-133837-segolene-royal...

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